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Jeux olympiques: soirée crève-cœur au patinage de vitesse à Milan

Les espoirs d’ajouter deux médailles sont partis en fumée au 1500 mètres féminin et au relais masculin 5000 mètres

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Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-21T00:00:20Z

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MILAN | Pendant que les Italiens portaient leurs gigantesques lunettes colorées olympiques et que les Néerlandais festoyaient dans les coulisses du Milano Skating Arena à la toute fin de la dernière soirée de compétition, l’équipe canadienne n’avait pas du tout le cœur à la fête.

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Courtney Sarault, reine de l’unifolié à ces Jeux olympiques de Milan avec ses quatre médailles au cou, ne s’est pas rendue en finale de l’épreuve des 1500 mètres, ayant chuté malheureusement en demi-finale.

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Et le quatuor masculin, champion olympique en titre, a perdu sa couronne en terminant au quatrième rang.

« C’est vraiment une soirée crève-cœur pour notre équipe, a laissé tomber Maxime Laoun, l’un des patineurs au relais. On aurait pu aller chercher 10 médailles à ces Jeux.

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« On finit avec cinq médailles et c’est très bon pareil, a-t-il ensuite aussitôt relativisé alors que l’ambitieux objectif était de sept au total parmi toutes les épreuves. Il y a eu des résultats individuels incroyables. En ce moment, cette dernière soirée fait vraiment mal. »

La mine basse et le visage long à ses côtés, ses coéquipiers William Dandjinou, Steven Dubois et Félix Roussel hochaient de la tête.

Erreurs et mauvais choix

N’ayant pas visionné la reprise de leur course du relais, il voulait le faire avant de pointer ce qui a mal tourné. Car cette quatrième et dernière place en finale ne rime pas du tout avec la philosophie de l’équipe : « l’or ou la bande ».

« Un relais, c’est toute une épopée et une histoire, a rappelé Dandjinou, qui participait à sa cinquième finale de ces Jeux. Le seul parmi tous les patineurs à l’échelle internationale à y être parvenu. Il repart toutefois d’Italie avec une médaille d’argent au relais mixte.

« On va prendre le temps de regarder et d’analyser la course avant de tirer des conclusions. »

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De son côté, l’entraîneur-chef Marc Gagnon savait déjà ce qui n’avait pas bien tourné dans cette spectaculaire épreuve que sa formation a menée lors des 12 premiers tours sur les 45. À partir de la 22e boucle, hormis une brève apparition de Dubois au second rang, elle a tourné en queue de peloton.

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« Il y a eu de la malchance. Mais il y a eu plusieurs erreurs. Les gars sont très forts, mais je ne peux pas dire qu’ils ont mal patiné. Ç’a déboulé après que Steven a perdu l’équilibre. On est tombé quatrième et c’est difficile à remonter en faisant des dépassements en fin de course avec une glace comme celle-là. Il y a eu un peu de stress qui est embarqué, et les mauvais choix ont suivi. »

Malheureuse chute

Justement, parlant de qualité de glace, c’est ce qui a coûté une place en finale à Sarault aux 1500 mètres. Déterminée à aller remporter l’or pour compléter son impressionnante collection à Milan, la redoutable patineuse a raconté être tombée en raison d’une craque dans un virage. La même fissure qui a provoqué la chute de la puissante Néerlandaise Xandra Velzeboer dans son groupe en demi-finale. 

Sarault a aussi expliqué cette chute par une lame amochée en raison d’un contact avec une rivale plus tôt dans la course. 

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En pensant à cette cinquième médaille qu’elle visait, la patineuse de 25 ans peinait évidemment à contenir ses émotions. Elle a toutefois assuré qu’elle ne laisserait pas cette septième place bousiller son aventure olympique.

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« Je ne me laisserai pas abattre, parce que je suis fière de ce que j’ai accompli. Mais je suis dure envers moi-même. Je la voulais vraiment cette médaille, a relaté celle qui patinait avec le couteau entre les dents jusqu’à sa chute au 12e des 14 tours chaotiques de son groupe en demi-finale.

« Je voulais me battre. C’est une chose quand tu ne te qualifies pas, mais quand il reste deux tours à faire, que tu es deuxième, que tu as juste à terminer la course et que tu tombes, c’est choquant et malheureux », a expliqué celle qui se dit fière de sa constance à Milan dans un sport si imprévisible.

La Québécoise Danaé Blais a pris le 14e rang tandis que Kim Boutin l’a suivie au 15e échelon.

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