Tous les résultats
Publicité

De retour à l'Université Clarkson, l'ex-entraîneur du Rocket Jean-François Houle est rentré à la maison

Il est retourné là où il a joué quatre ans et été adjoint pendant sept saisons

Jean-François Houle a quitté le Rocket de Laval l'été dernier pour aller diriger les Golden Knights de l'université Clarkson là où il a joué son hockey universitaire. PHOTO DAVE LÉVESQUE
Jean-François Houle a quitté le Rocket de Laval l'été dernier pour aller diriger les Golden Knights de l'université Clarkson là où il a joué son hockey universitaire. PHOTO DAVE LÉVESQUE Photo Dave Lévesque
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-11-10T05:00:00Z

Partager

POTSDAM, NY | Les partisans du Rocket de Laval ont été surpris lorsque Jean-François Houle a quitté son poste d’entraîneur-chef en juin dernier, alors qu’il venait pourtant de signer un nouveau contrat de trois ans.

• À lire aussi: Jean-François Houle, «un des joueurs les plus populaires de l’histoire» de l'Université Clarkson

• À lire aussi: À l'Université Clarkson, du hockey au milieu du bois

Mais dans la vie, il arrive qu’on reçoive une offre qu’on ne peut pas refuser. C’est ce qui s’est passé pour Houle. On venait de lui proposer de prendre les rênes du programme masculin de l’Université Clarkson, son alma mater.

«J’ai reçu le coup de fil de Laurel Kane [la directrice des sports de l’Université] et ça m’a pris par surprise parce que ce ne sont pas des opportunités qui s’ouvrent souvent, c’est un poste que tu occupes pendant dix ou quinze ans et c’est très intéressant.»

Publicité

Lorsqu’on rencontre Houle, en ce premier novembre, il est rayonnant à quelques heures d’un match contre l’Université de l’Alaska à Fairbanks.

Onze ans de sa vie

L’Université Clarkson, c’est là où il a joué son hockey universitaire. C’est aussi là où il a amorcé sa carrière d’entraîneur. Il y a passé sept saisons comme adjoint avant de faire le saut dans la LHJMQ, et onze ans de sa vie jusqu’à maintenant.

«Quand j’ai décidé de venir jouer ici, c’était pour la proximité avec Montréal, ça donnait l’occasion à mes parents et amis de venir me voir jouer. C’était aussi important pour moi que ce soit une petite université pour que je puisse avoir un peu d’aide sur le plan académique parce que je parlais peu anglais.»

Houle a été repêché au quatrième tour par le Canadien en 1993, puis il a disputé quatre saisons à Clarkson. Il a ensuite joué pour cinq équipes en cinq saisons dans l’ECHL et la Ligue américaine avant d’accrocher ses patins. Après une année d’activité, sa vie a changé.

«J’ai reçu un coup de téléphone d’un de mes anciens entraîneurs qui était devenu coach ici et il cherchait un jeune assistant pour venir aider au recrutement, surtout au Québec. En parlant français et en ayant joué ici, c’était assez facile pour moi de faire la transition comme entraîneur.»

Responsabilités

«Être entraîneur d’un petit programme universitaire, c’est tout un défi, mais c’est un beau défi», soutient Houle lors d’un long entretien dans le complexe sportif abritant les quartiers de l’équipe. Comme entraîneur-chef des Golden Knights, il voit aussi au recrutement des joueurs.

Publicité

«C’est quelque chose que j’aime faire, j’ai plusieurs décisions à prendre en comparaison à ce que je faisais avec le Rocket où je me concentrais sur le travail d’entraîneur.»

«Il y a le recrutement, essayer de convaincre les joueurs, les relations avec les anciens pour amasser des fonds pour continuer de faire progresser le programme et continuer de développer les joueurs, c’est beaucoup, mais c’est un beau défi.»

Le recrutement se fait surtout dans ce qu’il appelle la cour arrière qui est située à Potsdam dans l’état de New York, une cinquantaine de kilomètres au sud de Cornwall. Ses adjoints et lui se concentrent sur le triangle formé par Montréal, Ottawa et Toronto.

La LNH en tête

Même s’il semble être heureux comme un poisson dans l’eau dans cet environnement qui lui est familier, ça ne veut pas dire pour autant qu’il a renoncé au rêve de diriger un jour dans la LNH.

«C’est sûr que je veux coacher dans la Ligue nationale un jour, que ce soit à partir d’ici ou de la Ligue américaine, c’est une chose que j’aimerais faire un jour.»

«Oui, j’étais dans une bonne position [avec le Rocket] pour continuer de grandir vers ce rôle un jour, mais pour moi toute position est bonne [pour] grandir. Ça dépend de toutes tes expériences.»

Publicité
Publicité