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«Je recherchais une culture gagnante»: Benjamin St-Juste n’a pas hésité à se joindre aux Packers

Benjamin St-Juste, son épouse, Julia, et leur fille, Noella, ont pu visiter les installations des Packers, où le demi de coin évoluera au cours des deux prochaines saisons.
Benjamin St-Juste, son épouse, Julia, et leur fille, Noella, ont pu visiter les installations des Packers, où le demi de coin évoluera au cours des deux prochaines saisons. PHOTO FOURNIE PAR BENJAMIN ST-JUSTE / PACKERS DE GREEN BAY
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-03-25T14:57:30Z

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Pour la deuxième année de suite, Benjamin St-Juste s’est retrouvé sur le marché des joueurs autonomes, et la dernière chose dont il avait envie, c’était que le processus s’éternise. Quand les Packers de Green Bay ont appelé, il n’a pas réfléchi longtemps.

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Le demi de coin québécois en sera à sa troisième équipe dans la NFL après s’être entendu avec les têtes fromagées sur un contrat de deux ans, qui lui rapportera 10 millions.

Après quatre saisons à Washington, l’athlète de 28 ans a passé la dernière saison avec les Chargers de Los Angeles. Il était ouvert à l’idée de continuer sa route avec eux, mais l’offre qui lui a été soumise ne lui plaisait pas.

St-Juste estime que 8 à 10 équipes ont démontré de l’intérêt à son égard à l’ouverture de la fenêtre de négociations, le 9 mars. Dès le lendemain, son agent et lui réduisaient la liste à trois équipes et l’ancien des Spartiates du Vieux-Montréal a choisi les Packers.

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« C’est une décision que je voulais prendre très rapidement, donc je m’étais préparé avec mes priorités. Je recherchais une culture gagnante, avec un bon personnel d’entraîneurs et un bel environnement, où j’allais pouvoir élever mon jeu », a confié St-Juste au Journal.

Toujours dans le coup

L’auteur d’une interception, de 37 plaqués et de sept passes rabattues avec les Chargers la saison dernière avait donné carte blanche à son agent sur sa prochaine destination. Enfin, presque...

« La seule équipe où je ne voulais pas jouer, c’était Washington. Sinon, je n’avais aucune restriction.

« Les Packers, c’est une équipe qui sait comment gagner et quels sacrifices faire pour y arriver. C’est la culture de la place. Les partisans adorent l’équipe et l’équipe adore les partisans. Il y a une belle relation entre les deux », a-t-il signalé.

Certains lui répondront que les Packers n’ont pas gagné le Super Bowl depuis 2010, mais il n’en demeure pas moins que l’équipe est toujours compétitive.

Depuis 2010, il est arrivé seulement trois fois qu’elle ne participe pas aux éliminatoires. La saison dernière, l’état-major s’est montré très agressif en faisant l’acquisition de l’un des meilleurs joueurs défensifs du circuit en Micah Parsons, qui s’est blessé en fin de parcours.

« J’adore l’idée de jouer avec un gars comme Parsons. Je n’aurai pas souvent besoin de couvrir des receveurs pendant six secondes parce que tu lui donnes trois secondes et il se rend au quart-arrière », a salivé St-Juste.

« Le fait de jouer dans des bonnes équipes où tout est fonctionnel et qui nous donnent une chance d’accéder aux éliminatoires, comme la saison dernière, c’est ce qui me permet d’élever mon jeu. Ma philosophie, c’est que pour quelques dollars de moins, je préfère jouer dans une équipe qui est meilleure que de jouer dans une équipe qui a beaucoup de questionnements. Je ne veux pas ramer contre le courant. »

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Un bon pari

Il y a un an, St-Juste se disait à l’aise à l’idée d’avoir accepté un contrat d’un an pour 1,5 million avec les Chargers. Avec du recul, son pari sur lui-même a rapporté puisqu’il a rebondi avec une saison à la hauteur de ses attentes à Los Angeles.

« Je suis resté concentré durant toute la saison sur ce que j’avais à faire pour mériter un contrat de plus d’une année avec un salaire correspondant à mes performances. Personnellement, je trouve que je n’ai même pas encore atteint mon plafond en tant que joueur.

« Au départ l’année passée, j’étais le quatrième demi de coin dans l’alignement et j’ai fini par amorcer des matchs comme partant. Mon attitude, c’est de me présenter avec mon coffre à outils et mon éthique de travail. J’ai vu ce que je pouvais faire la saison passée avec peu d’opportunités, alors imagine cette année », a résumé le choix de troisième tour en 2021.

Dans une riche tradition de football à Green Bay

Maintenant qu’il a signé son contrat, le demi de coin montréalais entend prouver aux Packers qu’ils ont bien fait de miser sur lui.
Maintenant qu’il a signé son contrat, le demi de coin montréalais entend prouver aux Packers qu’ils ont bien fait de miser sur lui. PHOTO FOURNIE PAR BENJAMIN ST-JUSTE / PACKERS DE GREEN BAY

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À Green Bay, il y a les Packers et... c’est pas mal tout ! C’est justement un environnement purement football qui enchante Benjamin St-Juste.

Le Québécois a pu brièvement le constater en passant quelques jours sur place afin de signer son contrat et de vivre un premier contact avec sa nouvelle organisation, avant les premiers entraînements printaniers qui auront lieu vers la fin d’avril.

« Je suis un fanatique de l’histoire du football depuis que je suis très jeune, donc je connaissais très bien ce que représentent les Packers. C’est un peu comme le film Friday Night Lights et la ville d’Odessa, au Texas, où il n’y a rien d’autre que l’équipe de football. C’est littéralement ça ! C’est quoi la liste de choses à faire à Green Bay ? C’est d’aller au Lambeau Field ! » a résumé St-Juste, qui n’y voit aucune connotation négative.

« Vince Lombardi est tapissé partout sur les murs. Il y a Brett Favre, que j’ai vu jouer, avant d’admirer Aaron Rodgers. Il y a eu Charles Woodson, qui a joué comme moi à l’Université du Michigan et qui a ensuite gagné un Super Bowl avec les Packers. Ma première partie comme partant dans la NFL en 2021, c’était au Lambeau Field contre les Packers et Rodgers », a-t-il raconté avec émerveillement.

Un énorme changement

Après un an dans la métropole du divertissement qu’est Los Angeles, St-Juste n’est donc clairement pas du genre à rechigner parce qu’il se retrouve soudainement en plein cœur du Wisconsin, où la fin de la saison de football est souvent synonyme de froid sibérien.

« C’est sûr que c’est une réalité, mais je n’ai entendu que des bonnes choses d’anciens coéquipiers qui ont joué là. C’est un endroit très familial. C’est sûr qu’il y a beaucoup moins d’attractions que dans une ville comme Los Angeles, mais il y a tout ce dont tu as besoin pour élever des enfants dans un bel environnement. Oui, il fait froid, mais je n’oublie pas d’où je viens. J’ai grandi pendant 19 ans de ma vie à Montréal.

« C’est un gros changement, pour le mieux. Honnêtement, mes priorités sont toujours du côté du football, où je peux performer le mieux, où je peux gagner. Le reste n’a pas d’importance », a-t-il tranché.

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