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«Je prenais 200 pilules par jour» - Souray

Agence QMI

2020-09-03T22:46:55Z

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L’ancien défenseur du Canadien de Montréal Sheldon Souray a sombré dans une dépendance aux pilules analgésiques après sa carrière dans la LNH, mais il est maintenant sobre et heureux que cette partie de sa vie soit derrière lui.

L’homme de 44 ans a parlé de son expérience lors de son passage au podcast «Cam & Strick», mardi. Même s’il n’ose pas en parler trop souvent, Souray s’est ouvert sur certains moments sombres de sa vie. 

«Quand j’ai pris ma retraite, j’ai commencé à en prendre et je savais que j’en prenais plus que ce que je devais. Je me suis fait dire "si tu en achètes 100, on va pouvoir faire une meilleure affaire en se les procurant illégalement". Je me suis dit qu’une centaine me durerait cinq mois. Ça me durait réellement cinq jours et j’ai atteint un point où je les achetais par milliers. J’ai atteint un point où je prenais 200 pilules par jour.»

Souray n’a toutefois jamais consommé alors qu’il jouait dans la Ligue nationale de hockey, même s’il a subi plus d’une vingtaine d’opérations pour différentes blessures. Une blessure au poignet avait d’ailleurs mis fin à sa carrière après la saison 2012-2013.

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«Ça m’a sauvé la vie» 

L’Albertain savait qu’il devait changer son mode de vie après une visite chez sa mère. Cette dernière lui avait fait remarquer qu’il n’allait pas bien. Afin de s’en sortir, Souray a fait appel au programme d’aide aux joueurs de la LNH contre l’abus de substances. Après une première rechute, le deuxième traitement a permis au défenseur de s’en sortir.

«Je me suis ouvert à ce sujet. Ça m’a sauvé la vie. Plusieurs personnes vivent cette situation et décident de ne pas en parler.»

«La première fois que j’ai raconté que j’avais eu une désintoxication, que j’avais eu cette dépendance, j’étais sobre depuis neuf mois et mon père était décédé environ une année avant cela. J’avais un peu honte, pas de le dire, mais je sentais que ça allait être un lourd fardeau à porter, comme si personne n’allait comprendre, mais c’est fou à quel point beaucoup de personnes ont vécu la même expérience.»

Souray se tient maintenant loin des regards de tous dans sa résidence en Idaho, où il dit jouer amplement au golf. Il ne se prive pas non plus d’avoir une vie sociale – moins mouvementée et moins documentée que lorsqu’il jouait à Montréal – et que son devoir est de rester dans le droit chemin.

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