«Je n’ai jamais gagné à la loto, mais cette loto-là, je l’ai gagnée»: survivant d’un arrêt cardiaque à 37 ans, il veut que d’autres aient la même chance que lui


Jean-Philippe Guilbault
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Après avoir survécu à un arrêt cardiaque qui l’a laissé mort pendant plusieurs minutes alors qu'il n'avait que 37 ans, un homme de Longueuil veut sensibiliser les autres à l’imprévisibilité de cette maladie cardiaque.
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En décembre 2017, Jean-Philippe LaRose gardait les buts lors d’un match de hockey cosom dans le gymnase d’une école secondaire sur la Rive-Sud de Montréal.
«Je fais un arrêt de routine et je viens pour remettre la balle en jeu, mais je me suis senti comme si j’avais un gros coup de chaleur, raconte celui qui est aujourd'hui âgé de 45 ans. J’ai mis un genou au sol en disant vouloir prendre une pause et c’est le dernier moment dont je me souviens.»
Course contre la montre
Il a alors perdu connaissance et s’est écrasé contre le sol. Immédiatement, ses amis se sont dépêchés à lui arracher son équipement de gardien. L’un d’eux a entrepris des manœuvres de réanimation. Les secours ont rapidement été contactés et des personnes sur place ont déniché un défibrillateur dans l’école.
«Chaque minute qui passe, tu perds 10% de chance de survie. Il faut vraiment agir dans les cinq premières minutes pour avoir des chances de survivre», raconte Jean-Philippe LaRose.
Un seul choc a été nécessaire avec le défibrillateur pour réanimer M. LaRose qui a été cliniquement mort pendant 7 minutes. Il a été transporté à l’Institut de cardiologie de Montréal où il a été hospitalisé pendant près d’une semaine.

«Ce sont des choses qui peuvent arriver à tout le monde, sans avertissement, lâche le père de trois enfants. Ça aurait pu arriver pendant que je tonds mon gazon.»
Importance des défibrillateurs
Une personne sur dix survit à un arrêt cardiaque hors hôpital. Jean-Philippe LaRose réalise sa chance d’avoir été avec des personnes compétentes autour de lui.

«Je n’ai jamais gagné à la loto, mais cette loto-là, je l’ai gagnée, résume-t-il. Je retiens que la vie, c’est hyper fragile. Quand je vois mes trois enfants, ma relation avec ma conjointe, ce sont des choses que je n’aurais pas vécues.»
Depuis, il milite pour l’installation du plus grand nombre de défibrillateurs dans les lieux publics. Il rappelle aussi l’importance de suivre une formation sur la technique de réanimation cardiorespiratoire (RCR).
«Il devrait y avoir des rappels. C’est tellement quelque chose d’important. Avec ça, tu peux sauver des vies, c’est un devoir de citoyen», martèle M. LaRose.