«J'ai détesté ce défi» : la résilience et le sens de l'organisation des candidats mis à l'épreuve à «24 en 24»
Équipe Salut Bonjour
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La fatigue est bel et bien installée dans la grande cuisine de 24 en 24 ! Le défi de la prévoyance a mis rudement à l’épreuve la capacité de concentration des candidats, qui ont dû présenter leurs plats à la rigoureuse Lesley Chesterman.
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Après deux quarts consécutifs qui se sont soldés par l’élimination de six chefs, ils n’étaient plus que 12 en lice à l’aube de la troisième manche. Ainsi, il n’était plus question de partager les stations de travail pour le défi colossal de la prévoyance.
Un casse-tête organisationnel

Les chefs ont dû user de débrouillardise et surtout d’un sens de l’organisation aiguisé pour attaquer cette tâche. En 60 minutes, ils devaient préparer un déjeuner, un dîner et un souper, remis respectivement toutes les 20 minutes. La cerise sur le gâteau : l’accès au garde-manger leur était bloqué. Disposant d’un sac d’ingrédients prédéfinis, ils devaient donc concevoir intuitivement un menu intelligent, réaliste et surtout délicieux... tout en évitant les erreurs mentales.

« Encore une fois, la fatigue chevauche l’adrénaline et le stress », a lancé le Chef Oli, quelques instants après avoir inversé le sel et le sucre dans sa recette.
Les pains dorés étaient légion à l’étape du déjeuner ; certains plats manquaient de finition aux yeux de la juge invitée. Néanmoins, et à leur grande surprise, les quatre chefs ayant présenté les meilleurs premiers plats ont été immédiatement envoyés à la salle de repos.
« Je n’ai pas besoin de livrer mon dîner ni mon souper. Toutes mes préparations sont faites, je suis quasiment déçu de tout laisser ça là » : Hugo Saint-Jacques était tout de même soulagé après avoir livré une réinterprétation réussie d’une chakchouka.

Les huit candidats encore en danger ont déduit qu’ils pouvaient prolonger leur aventure en remettant un des quatre meilleurs dîners. C’est exactement ce qu’ont fait Brock Story-Alomar, Guillaume Caron, Sébastien Savre et Markus Bernier. Les dumplings de Brock et le bouillon asiatique de Sébastien ont particulièrement plu à Lesley Chesterman.
« J’ai détesté ce défi »
Pour le plat ultime, qui allait déterminer l’identité du chef exclu, la célèbre critique culinaire montréalaise a toutefois levé la barre, surtout sur le plan de la présentation.
« Je veux qu’ils montent le niveau, a-t-elle exigé. Ce sont des professionnels et je veux voir quelque chose de soigné dans l’assiette. »
Les quatre candidats en danger ont tous dû utiliser les côtelettes de porc pour leur plat final, une protéine à la cuisson capricieuse.

Pour un troisième quart consécutif, le chef Oli a dû cuisiner pour sa survie. N’ayant jamais visité la salle de repos, il a prouvé une fois de plus que la pression lui servait de carburant : son porc frit accompagné d’une salade de chou et d’une sauce tomate au paprika fumé a été le souper favori de Lesley Chesterman.
Patrick Allaire-Daly et Sabrina Adams sont aussi passés au prochain quart in extremis.
« J’ai détesté ce défi. C’est tough », a avoué cette dernière, qui a peiné à trouver son erre d’aller tout au long du défi.
La candidate éliminée

Marie-Andrée Plouffe a été la 13e candidate éliminée. La copropriétaire d’un microtorréfacteur a écopé pour sa cuisson imparfaite du porc et le manque d’homogénéité de sa purée de haricots blancs.
« J’ai eu vraiment beaucoup de fun. Je me suis rendue au-delà de mes rêves les plus fous. Je ne suis pas triste, je suis sereine... et je m’en vais me coucher dans mon lit ! »
