Internationaux d’Australie: sans solution à l’énigme, Leylah Fernandez demeure en quête d’une première victoire cette saison


Jessica Lapinski
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Leylah Fernandez a bien essayé de trouver la solution au défi qui se dressait devant elle, à son premier match aux Internationaux d’Australie. Mais déstabilisée au point de laisser aller quelques gestes de frustration, elle n’a jamais pu résoudre l’énigme que représentait son adversaire, lundi, à l’heure de l’Est.
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Vaincue à ses deux premiers matchs de l’année, la Québécoise a ajouté une troisième défaite à sa fiche contre une adversaire en ascension, l’Indonésienne Janice Tjen, 59e mondiale au style varié et peu commun, dotée d’un coup droit à effet que Leylah n’est jamais vraiment parvenue à lire.
Devant ce jeu rare sur la WTA, Fernandez, 22e tête de série à Melbourne, n’a jamais trouvé les solutions, s’inclinant 6-2 et 7-6 (1). Une petite heure et quelque 40 minutes après son entrée en scène, la joueuse de 23 ans était déjà éliminée en simple du premier tournoi majeur de la saison.

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Une défaite qui sonne le glas des Québécois à cet Open d’Australie, Gabriel Diallo ayant été battu par la troisième tête de série, l’Allemand Alexander Zverev, et Félix Auger-Aliassime ayant dû abandonner au quatrième set de son match contre le Portugais Nuno Borges, 46e au monde (à lire ici).

En pleine ascension
Leylah s’est compliqué la vie dès le départ, en offrant deux balles de bris à Tjen, 23 ans comme elle et issue des rangs collégiaux américains. L’Indonésienne, qui misait sur l’appui de nombreux supporteurs dans les gradins, a rapidement montré pourquoi elle avait grimpé de 358 places l’an dernier, passant du 411e au 53e échelon.
Parce qu’il n’y avait pas que son coup droit qui embêtait la joueuse originaire de Laval. Son premier service aussi: en fait, il trouvait rarement le carré opposé – seulement neuf fois en première manche, pour un faible pourcentage de réussite de 35% –, mais Fernandez, postée très près de la ligne de fond en retour, n’a jamais été en mesure de le placer dans le terrain.

La Québécoise n’a jamais été en mesure non plus de tirer profit des quatre doubles fautes commises dans le set initial par Tjen, qui disputait un premier match à Melbourne.
Elle s’est plutôt tiré dans le pied en commettant trop de fautes directes inopportunes (28 dans la rencontre, contre 27, tout de même, pour sa rivale).
Frustrée et en quête de réponses
Frustrée d’être à court de réponses, Fernandez a lancé sa raquette durant ce set, puis a montré des signes de découragement dans le second. Mais au pied du mur, Leylah a commencé à faire ce qu’elle sait faire de mieux: s’accrocher. D’abord en revenant de l’arrière du bris qu’elle avait concédé, tôt dans la manche, puis en brisant Tjen quand cette dernière servait pour la victoire, à 5-4.
Ce ne fut toutefois pas assez. Les mauvais travers sont revenus dans le bris d’égalité, et faute d’avoir trouvé des solutions dans ce match, la Québécoise devra maintenant en trouver à son jeu, pour laisser derrière elle cette pénible tournée australienne.