Internationaux d'Australie: Victoria Mboko, la reine de Montréal, brille sous le soleil de Melbourne pour sa première présence


Jessica Lapinski
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Victoria Mboko a beau avoir remporté l’Omnium Banque Nationale de Montréal l’été dernier et avoir ajouté un autre titre et une finale à son palmarès depuis, elle disputait à Melbourne, lundi, le premier match de sa carrière professionnelle aux Internationaux d’Australie. C’est dire à quel point les choses ont déboulé rapidement pour l’étoile canadienne, en l’espace de quelques mois.
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Et elle n’a pas raté son entrée en scène sous le soleil australien, la reine de Montréal: malgré un lourd bandage au genou droit, la 17e tête de série n’a fait qu’une bouchée de son adversaire au premier tour, l’Australienne Emerson Jones, une autre jeune raquette, qu’elle a battue 6-4 et 6-1.

En fait, cet affrontement entre la 17e joueuse au monde et la 153e se déroulait sous le signe de la jeunesse: la première a 19 ans et la seconde, 17.
C’est la plus expérimentée qui a pris l’ascendant sur cette rencontre en seulement 1h12, malgré 20 fautes directes. Mboko n’a offert aucune balle de bris à son adversaire.
Sur une lancée
Il faut dire que l’Ontarienne se présentait à Melbourne sur une lancée, après avoir atteint la finale du tournoi WTA 500 d’Adélaïde, la semaine dernière.
Chemin faisant, «Vicky» s’était offert une victoire contre la championne en titre à Melbourne, l’Américaine Madison Keys, perdant éventuellement en finale devant la sensation russe Mirra Andreeva, septième mondiale.

Mais Mboko a connu des pépins physiques durant cette finale qui ne semblent pas tout à fait rétablis, à en juger par le bandage blanc qui emballait son genou, dans la nuit de dimanche à lundi, à l’heure de l’Est. La Canadienne a toutefois assuré qu’elle se sentait bien en entrevue à TSN, dans les derniers jours.
Au tour suivant, mardi ou mercredi, la jeune joueuse affrontera l’Américaine Caty McNally, 85e mondiale.
«Shapo» s’illustre aussi
Mboko n’a d’ailleurs pas été la seule à sauver l’honneur canadien, après une entame de tournoi difficile pour ses compatriotes marquée par les abandons de Félix Auger-Aliassime et de Marina Stakusic ainsi que par les défaites de Gabriel Diallo et de Liam Draxl.
Denis Shapovalov, 21e tête de série, a battu le Chinois Bu Yunchaokete, 120e mondial, 6-3, 7-6 (3) et 6-1.

Au deuxième tour, «Shapo» aura droit à un test intrigant contre le vétéran Marin Cilic, 37 ans, un ancien membre du top 10 désormais classé 70e.
Quant à Leylah Fernandez, elle sera la dernière représentante de l’unifolié à faire son entrée en scène, lundi à 19h. Classée 22e tête de série chez les femmes, la Québécoise se mesurera à l’Indonésienne Janice Tjen, 59e au monde.