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« Impossible de trouver quelqu’un de plus sympathique » : Marc Griffin remué par le décès de Rodger Brulotte

Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-03-21T17:05:13Z

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Quand Marc Griffin a pris sa retraite du baseball et qu’il est devenu analyste, il n’a pas eu à chercher longtemps pour obtenir des conseils sur son nouveau métier. Comme il l’a fait toute sa vie, Rodger Brulotte a pris les devants pour partager son bagage d’expérience.

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Après une carrière de joueur dans l’organisation des Dodgers et des Expos, Griffin a rejoint le cercle restreint des analystes de baseball québécois au milieu des années 1990. Dans la vingtaine, au départ, il ne savait pas trop où donner de la tête.

« Je me suis que je devais aller chercher de l’aide, de l’expérience. Je voulais aller poser des questions et avant même que je le fasse, Rodger m’a donné un conseil que je n’ai jamais oublié en me disant : Marc, sois toi-même.

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« Ça aurait été facile d’imiter un peu ce que lui ou d’autres faisaient, mais tu dois trouver ton style. Il me l’a fait comprendre et j’ai appliqué ce conseil à la lettre », a mentionné celui qui analyse toujours le baseball, sur les ondes de RDS.

Dur à encaisser

Évidemment, Griffin était bien au fait du rude combat que Brulotte menait à la maladie, mais son décès vendredi l’a tout de même ébranlé.

« On le savait malade, on suivait ça de près, mais ça

n’empêche pas que le coup est dur à subir. C’est impossible de trouver un quelqu’un de plus sympathique. Il aimait vraiment le monde. C’est un gars qui allait vers les gens. Regarde les témoignages qu’on voit partout. Tout le monde a son histoire avec Rodger. Tout le monde se rappelle sa première rencontre avec Rodger », a-t-il témoigné à son tour.

Un style unique

À titre d’ancien joueur, Griffin a toujours apprécié la couleur particulière que Brulotte amenait aux matchs des Expos à l’époque.

Il ne cache pas, cependant, qu’il lui est arrivé de se demander à quoi rimaient ses analyses échevelées, avant de comprendre davantage le personnage et de pleinement l’apprécier.

« Parfois je l’écoutais et comme joueur de baseball, je me disais : voyons, c’est quoi ça ? Par moments, ça n’avait pas d’allure ! », s’est-il amusé à raconter.

« Mais à force de lui parler, j’ai compris des choses. Rodger ne se prenait pas trop au sérieux. C’est tout en son honneur parce qu’il disait : « Moi, je vais donner un bon show, je vais m’assurer que les gens aiment bien écouter le baseball et je vais m’assurer qu’ils aiment les Expos.

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« Il a embarqué dans ce cycle rafraîchissant. Ça a pogné, puis il a continué. Oui, il faisait des analyses parfois douteuses sur le plan purement sportif, mais on s’en fout parce qu’il voulait avant tout amener des générations de gens à aimer le baseball et les Expos. Il a compris la game. Je trouve qu’il a été fantastique », a-t-il expliqué.

Tout un réseau

Griffin a côtoyé Brulotte de près puisque dès qu’il a accroché son gant, il est tombé dans la marmite médiatique et il a suivi les Expos pendant une dizaine d’années à la fin de leur aventure à Montréal.

Passant beaucoup de temps sur la route avec Brulotte, il a vite été à même de réaliser que le rayonnement de son confrère et ami dépassait largement les frontières du baseball.

« Rodger, il avait un énorme réseau par son charisme, par sa notoriété. À chaque fois qu’il y avait un dossier chaud, Rodger était impliqué. Ça a fait en sorte que son réseau a continuellement grandi.

« On a voyagé beaucoup ensemble et je n’ai que des bons souvenirs de Rodger avec son style unique et ses approches bien à lui. C’était quelque chose ! Je n’arrête pas de lire tous les témoignages sur lui et je trouve ça merveilleux. Je pense qu’il regarde ça d’en haut avec un petit sourire », a constaté Griffin.

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