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Il y a un an, la LNH tremblait...

Agence QMI

2021-03-11T18:05:31Z

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La pandémie de COVID-19 était déclarée par l’Organisation mondiale de la santé il y a un an, soit le 11 mars 2020, date à laquelle le monde du sport, incluant le Canadien de Montréal et la Ligue nationale de hockey (LNH), a commencé à traverser une longue et difficile tempête qui se poursuit encore aujourd’hui.

À l’époque, plusieurs amateurs de sport ne se préoccupaient guère de ce mystérieux virus qui frappait à des milliers de kilomètres du Québec. Certains étaient davantage soucieux des performances du Tricolore ou de l’Impact au soccer et ne se doutaient pas qu’ils étaient sur le point de voir leurs habitudes de vie, même les plus élémentaires, transformées pour une durée prolongée.

Aussi, la crise du sport en Amérique du Nord a d’abord atteint la NBA le 11 mars 2020 au soir, avant de s’étendre au reste des ligues sportives. Le circuit de basketball professionnel avait été contraint d’annuler le match opposant le Jazz de l’Utah au Thunder d’Oklahoma City quelques instants avant son début après qu’un joueur, Rudy Gobert, eut été déclaré positif au coronavirus dans le camp du Jazz. Pendant ce temps, la LNH continuait d’évaluer ses options et tenait un duel entre les Sénateurs d’Ottawa et les Kings à Los Angeles : il s’agira de sa dernière partie avant une pause forcée de plus de quatre mois.

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Le lendemain, cependant, le commissaire Gary Bettman n’a eu d’autre choix que d’agir. Le 12 mars en avant-midi, tous les entraînements ont été relégués aux oubliettes et quelques heures plus tard, le calendrier régulier était interrompu.

«Notre objectif est de reprendre le jeu dès qu’il sera approprié et prudent de le faire, afin de terminer la saison et de remettre la coupe Stanley», avait alors déclaré Bettman, bien conscient de la possibilité de ne pas décerner le trophée pour la première fois depuis le conflit de travail de 2004-2005.

Une saison pénible, puis...

Ainsi, le Canadien a renoncé à son affrontement face aux Sabres de Buffalo, le 12 mars, au Centre Bell... et à beaucoup d’autres ensuite.

À l’époque, il s’agissait d’un nouvel écueil dans une saison misérable pour le Tricolore, qui occupait le 12e rang de l’Association de l’Est avec une fiche de 31-31-9. La troupe de Claude Julien éprouvait toutes sortes d’ennuis à domicile, où elle n’avait gagné que 14 fois sur une possibilité de 37. Ayant perdu 4 à 2 devant les Predators de Nashville deux jours plus tôt, elle se dirigeait tout droit vers une exclusion des séries, une troisième consécutive, potentiellement.

La suite s’est avérée pour le moins dure à prévoir, Bettman cachant relativement bien son jeu pendant d’interminables semaines. Quatre jours après avoir suspendu la campagne, il a invité les joueurs à rentrer chez eux. C’est finalement le 22 mai que les joueurs ont accepté la proposition de la ligue de tenir des séries éliminatoires l’été suivant – elles ont commencé le 1er août – dans deux villes-hôtes, Toronto et Edmonton. Mais surtout, le scénario proposé a littéralement sauvé le Canadien, qualifié par la porte d’en arrière en vertu de sa 12e place dans l’Est, la dernière donnant accès aux rondes qualificatives des séries, selon le schéma préparé par la LNH.

Des gagnants et des perdants

Ailleurs dans la LNH, certains clubs auraient très bien pu se passer de la COVID-19. C’est le cas des Bruins de Boston qui trônaient au sommet du classement général avec leurs 100 points, six de plus que les Blues de St. Louis, deuxièmes. La reprise des activités du circuit Bettman ne s’est pas déroulée à leur avantage, car ils ont dû se taper un mini-tournoi à la ronde comprenant les quatre formations de tête de l’association et ont amorcé les séries à titre de quatrièmes favoris. Les Bruins ont plus tard subi l’élimination contre le Lightning de Tampa Bay, éventuel champion de la Coupe Stanley.

Hormis le Canadien, qui a profité de sa deuxième vie pour surprendre les Penguins de Pittsburgh en ronde de qualification, les Blackhawks de Chicago ont su capitaliser sur cette opportunité inattendue. Tout comme le Tricolore, l’équipe de la Ville des vents était 12e de son association le 12 mars 2020 et a aussi renversé une grosse pointure au tour qualificatif, à savoir les Oilers d’Edmonton.

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