Hugo Léger explore les remous de l’adolescence et de l'amitié dans son nouveau roman «L’espace d’un printemps»


Frédérique De Simone
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Avec son nouveau roman, L’espace d’un printemps, Hugo Léger propose une histoire tout en finesse sur l’adolescence.
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Il explore, à travers le regard de Laïla, une héroïne singulière à la fois combative et fragile, les remous de cette période charnière, où la solitude, la perte et le désir d’appartenance se mêlent à la construction identitaire et au désir de liberté.
« Pour moi, c’est assez fascinant comme période, parce que c’est très fondateur, puis en même temps chaotique, parce qu’on expérimente beaucoup de choses. Puis c’est comme toute une série de premières fois, et ça peut être extrêmement déstabilisant et exaltant à la fois », a rappelé l’auteur, sociologue de formation, au cours d’une entrevue avec l’Agence QMI.
Avec cet ouvrage, un deuxième en littérature jeunesse – bien que celui-ci s’adresse à des lecteurs plus avisés que son précédent, Les devoirs d’Edmond –, Hugo Léger a pris soin de dépeindre les ados sans les caricaturer à gros traits et de rester dans la vérité de cette période pivot.

« Selon moi, on ne doit pas réduire l’adolescence à cette caricature-là d’ados vedges, ingrats. C’est trop important pour s’arrêter à ce portrait un peu injuste qu’on a tendance à faire », a-t-il dit.
Grande rêveuse, la jeune héroïne se sent parfois extraterrestre face aux gens de son âge, qu’elle se plaît à observer de loin. Elle a beau être forte, brillante et ingénieuse, rien ne peut cependant lui éviter le chagrin d’une rupture amicale douloureuse.
« Je trouve que l’amitié féminine à l’adolescence est souvent totale. Elle est très fusionnelle. Tu dois être ma best ou rien. Ça ressemble parfois presque à du chantage », a soutenu l’auteur, indiquant s’être inspiré de l’adolescence de ses propres filles pour écrire son histoire.
« Les adolescents ont aussi cette faculté de retomber sur leurs pattes. La peine est très intense, très forte, mais c’est comme si la rédemption était de la même nature. Ils réussissent à retrouver un équilibre quand même », a poursuivi Hugo Léger au cours de l’entrevue.
C’est d’ailleurs à cette résilience que son titre L’espace d’un printemps fait référence, symbolisant aussi que les mauvais moments ne sont parfois que de passage.
« C’est comme si, en quelques mois, tu traversais une peine immense, mais qu’il y a toujours une lumière au bout de ce tunnel-là », a-t-il ajouté.
L’espace d’un printemps
Hugo Léger
Éditions Québec Amérique
112 pages