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Hommage à Cole Roland et sa balle tire-bouchon

Cole Roland, au monticule, durant le quatrième match de la finale de la Ligue Frontière de baseball, le 20 septembre 2025, à Schaumburg, en Illinois.
Cole Roland, au monticule, durant le quatrième match de la finale de la Ligue Frontière de baseball, le 20 septembre 2025, à Schaumburg, en Illinois. PHOTO CHRISTIAN GINGRAS / FOURNIE PAR LES CAPITALES DE QUÉBEC
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-09-22T14:23:54Z

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Le gérant Patrick Scalabrini et les joueurs des Capitales de Québec savaient que le championnat était pratiquement dans la poche quand Justin Gideon a produit le point qui leur redonnait l’avance, en début de neuvième manche, puisque le releveur Cole Roland allait s’amener au monticule avec... sa fameuse balle tire-bouchon. 

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Déjà, avant le cinquième et ultime match de la finale de la Ligue Frontière de baseball, dimanche soir en Illinois, Roland avait lancé sept manches en six présences au monticule pour les Capitales durant les éliminatoires. Non seulement il n’avait accordé aucun point, mais le lanceur avait aussi permis un seul coup sûr et un seul but sur balles à ses adversaires. L’ancien des Demon Deacons de l’Université Wake Forest, dans la NCAA, avait surtout totalisé 14 retraits au bâton.

Dans une précédente entrevue accordée au Journal, Scalabrini faisait justement l’éloge de Roland et de sa balle tire-bouchon, communément appelée «screwball», à l’aube des séries.

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«Ce lancer-là est vraiment difficile à frapper et Roland l’utilise environ pour 90% de ses tirs, confiait alors le gérant, expliquant que le tir en question va dans la direction opposée à celle d’une balle courbe. Roland doit lancer environ deux ou trois balles rapides par partie.»

Quatre sauvetages

Pour ajouter au malheur des Boomers de Schaumburg, Roland allait affronter le bas de la formation offensive, soit les septième, huitième et neuvième frappeurs, dimanche, en fin de neuvième manche. Résultat: l’athlète de 26 ans a rapidement fermé les livres avec une manche parfaite pour sceller une victoire de 6 à 5, ajoutant au passage un 15e retrait sur des prises durant ces éliminatoires.

Si Gideon n’a pas volé son titre de joueur par excellence des séries, les Capitales doivent également une fière chandelle à Roland et à sa balle tire-bouchon. Grâce à son arme favorite, le numéro 22 a été l’auteur de quatre sauvetages en autant d’occasions pendant les éliminatoires.

Mention honorable au Québécois Marc-Antoine Lebreux, qui, avec un superbe plongeon au champ centre en fin de huitième manche, a sauvé la mise, dimanche soir. Non seulement a-t-il privé les Boomers de marquer un point, mais il allait aussi faire en sorte que l’équipe de Schaumburg se présente au bâton, en neuvième manche, avec le bas de la formation offensive. Tout comme son coéquipier Anthony Quirion, Lebreux en était, à 26 ans, à son dernier match en carrière dans le baseball professionnel.

Soit dit en passant...

Je persiste à croire que ce cinquième et ultime match de la finale de la Ligue Frontière de baseball aurait dû avoir lieu à Québec. Les Capitales avaient en effet présenté le meilleur dossier du circuit en saison régulière, mais j’ai déjà exposé mon point à ce sujet, il y a une dizaine de jours, dans une autre chronique.

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