Guerre avec l’Iran: le choc inflationniste est loin d’être terminé

Yannick Beaudoin
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Rien n’indique que le conflit entre l’Iran et les États-Unis prendra fin rapidement et, même si c’était le cas, l’impact sur le prix de l’essence et de nombreux biens risquerait de se faire ressentir pendant encore très longtemps, affirme un spécialiste de la politique américaine et internationale.
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En entrevue à LCN, le membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie, a expliqué ce qui pourrait se produire s’il y avait un accord de paix « absolu et total », précisant qu’un tel scénario demeure difficile à imaginer dans un avenir rapproché.
« Ça ne veut pas dire que les prix vont redescendre en chute libre, parce que c’est une chose de bloquer physiquement le passage, mais pendant cette fameuse guerre où il y avait des missiles de part et d’autre qui tombaient, des drones de part et d’autre qui tombaient, il y a beaucoup d’infrastructures de développement du gaz et du pétrole qui ont été détruites. Et cette capacité-là, elle, peut se reconstruire bien sûr, mais [ça], ça se calcule en mois, voire en années », a-t-il soutenu.
En plus du prix à la pompe, la hausse marquée du coût des engrais ou du carburant des tracteurs entraînera une inflation alimentaire à long terme, estime l’expert.

L’industrie agroalimentaire sera vraisemblablement contrainte de récolter ses produits tout en payant ses intrants au prix fort.
Par la suite, les aliments vendus sur les tablettes dans les mois qui suivront seront inévitablement plus touchés par la hausse des coûts de production, indique Guillaume Lavoie.
« Le choc inflationniste de ce qui se passe aujourd’hui [...] va se vivre – c’est écrit – sur des mois à venir encore », résume le spécialiste de la politique internationale.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.