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Guerre au Moyen-Orient: trois étudiants québécois coincés à bord de deux navires dans le golfe Persique

Vanessa Limoges

2026-03-13T17:23:31Z
2026-03-13T19:20:41Z

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Trois étudiants de l’Institut maritime du Québec (IMQ), actuellement en stage en mer, se retrouvent coincés dans le Golfe Persique depuis la fermeture du Détroit d’Ormuz. Les stagiaires, qui naviguent à bord de navires du Groupe Desgagnés, font partie des milliers de marins actuellement immobilisés dans la région.

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Ils sont à bord de deux navires du Groupe Desgagnés : le Rosaire A. Desgagnés et le Miena Desgagnés. Les deux navires sont actuellement à l’ancre dans la portion ouest du golfe Persique, dans des zones considérées comme plus sécuritaires.

Les étudiants et le reste des équipages sont arrivés dans la région à la fin du mois de février pour procéder à des déchargements de marchandises, mais n’ont pu repartir en raison de la fermeture du Détroit d’Ormuz le 1er mars.

Le détroit d’Ormuz est la seule voie maritime permettant de quitter la région. Les équipages sont donc dans l’attente de voir comment la situation évolue.

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Malgré tout, selon la direction de l’IMQ, le moral demeure bon à bord des deux navires.

L’institut indique maintenir des contacts fréquents avec les trois étudiants ainsi qu’avec leurs familles.

« Pour l’instant, ils vont bien dans les circonstances. Le fait de nous voir, de nous parler, de parler à leur famille, d’être encore connectés à leurs proches, ça suffit, ça aide. Ils se préoccupent même de savoir comment nous, on va », a raconté Marie-Stéphanie St-Laurent, directrice adjointe au service aux élèves à l’IMQ.

Elle assure qu’ils ne manquent de rien à bord.

« Il y a des navires qui ravitaillent l’ensemble des navires à l’ancre pour s’assurer d’avoir assez de vivres. On n’est pas dans une situation d’urgence où l’on doit rationner la nourriture, on n’est pas là », a-t-elle ajouté.

Des milliers de navires coincés

Quelque « 20 000 marins et 15 000 passagers » sont bloqués dans le golfe Persique en raison de la guerre au Moyen-Orient et de la paralysie du détroit d’Ormuz, selon l’Organisation maritime internationale (OMI).

Pour l’instant, il est impossible de savoir combien de temps la situation pourrait durer.

Du côté de l’IMQ, la direction affirme être en mode solutions afin d’accompagner ses étudiants.

Capture d'écran/TVA Nouvelles
Capture d'écran/TVA Nouvelles

« Actuellement, la consigne, c’est de rester à bord. Est-ce qu’on vérifie toutes les solutions possibles ? Oui. On n’est pas à attendre que le détroit rouvre, on essaie de voir toutes les possibilités de solutions, à court, moyen et long terme, et ce, toujours en communication avec les familles », a expliqué Mme St-Laurent.

L’établissement précise également qu’il souhaite protéger ses stagiaires de tout stress supplémentaire et préfère qu’ils n’accordent pas d’entrevues pour le moment.

Les stages des trois étudiants concernés se poursuivent malgré tout à bord des navires.

À l’IMQ, on explique qu’on tente aussi de les garder occupés, notamment pour leur changer les idées pendant cette période d’incertitude.

Voyez les explications dans la vidéo plus haut.

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