Grand Prix du Canada: Max Verstappen remet son avenir en F1 en jeu
Le pilote vedette de Red Bull ne pourrait mentalement continuer si l'apport thermique des moteurs ne grimpent pas à 60%


François-David Rouleau
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Part, part pas. Part, part pas. L’esprit de Max Verstappen n’est pas au beau fixe cette saison en F1.
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Le quadruple champion du monde disait en début de semaine du Grand Prix du Canada qu’il resterait dans la discipline reine du sport automobile si le ratio du moteur priorisait la combustion thermique l’an prochain. Des discussions sur le projet laissent planer le doute. Ce qui ramène le pilote Red Bull à la case départ.
Le Néerlandais de 28 ans est l’un des plus critiques dans les paddocks au sujet de la nouvelle réglementation technique. Les moteurs hybrides 2026 changent tant l’ADN pur de la course, selon lui et plusieurs autres pairs, qu’il ne s’y retrouve plus.
Samedi, après une séance de qualifications difficile où il a placé sa bagnole aux taureaux rouges sur la troisième ligne de départ, le Néerlandais a affirmé que si la Fédération internationale de l’automobile (FIA) ne décide pas d’augmenter la combustion thermique des moteurs à 60 % l’an prochain, il pourrait quitter la discipline.
« Mentalement, ce ne serait pas faisable de rester si les règlements ne sont pas améliorés », a-t-il affirmé en zone mixte après la qualif.

Actuellement, la puissance du moteur est répartie à 50 % entre l’alimentation par batterie et la combustion thermique.
Entente tablettée ?
Une entente de principe était sur la table entre toutes les parties impliquées en F1, soit la FIA, les pilotes, les écuries et les manufacturiers. Mais elle serait présentement chiffonnée, car des manufacturiers ont exprimé des inquiétudes quant à une modification des moteurs dès 2027. Ce serait trop rapide.
Ce ne serait pas le cas de Mercedes, et de Ford. Le motoriste américain propulse le bolide de Verstappen.

Il reste maintenant Ferrari, Honda, Audi. Du lot, les deux derniers totalisent deux points. Ils sont « l’œuvre » d’Audi, car Aston Martin reste à 0 puisque l’équipe est plombée par son moteur défaillant et une multitude de problèmes.
Verstappen n’est pas seul dans sa requête d’augmenter la proportion thermique. Carlos Sainz, une voix forte des paddocks, le demande aussi. Toujours est-il que les jeux de coulisses et la politique sont forts en F1. Les manufacturiers ont investi des sommes faramineuses dans cette nouvelle ère, critiquée dès les premiers tours de roue aux essais libres cet hiver. L’action en piste jusqu’au GP du Canada a prouvé plusieurs défauts.
Pour le sport
Compétiteur dans l’âme, repoussant toujours les limites de sa voiture, Verstappen ne voit pas comment il peut continuer à piloter ainsi.

« Je peux dire que si rien ne change, il faudra voir. Ce n’est absolument pas possible pour moi, mentalement, de rester comme ça », a répété celui dont le contrat vient à échéance avec Red Bull à la fin de la saison 2028. Celui-ci est toutefois assorti de plusieurs clauses échappatoires, notamment liées aux performances de la voiture.
Selon lui, une augmentation de l’apport thermique 60/40 sur l’apport électrique serait meilleure pour le sport.
Verstappen ne jette pas tout de suite la serviette. La saison est longue. Les discussions entre toutes les parties des paddocks se poursuivront au fil des courses.
« La FIA est forte et la direction de la F1 aussi. Ces deux parties doivent juste prendre la décision. »
La F1 peut-elle se permettre de perdre l’un des meilleurs pilotes de l’histoire ?