Tous les résultats
Publicité

Grand Prix du Canada: le parc Jean-Drapeau prêt à accueillir la course plus tôt

La F1 cognera à la porte de Montréal dans deux semaines

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-05-04T19:06:39Z

Partager

MIAMI | L’hiver rude n’a pas épargné les installations du circuit Gilles-Villeneuve à l’île Notre-Dame. N’empêche, même si le Grand Prix du Canada est disputé un mois plus tôt qu’à l’habitude, la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD) est prête à recevoir le grand cirque de la F1 dans moins d’une quinzaine de jours, selon ses dirigeants.

• À lire aussi : La Formule 2 et le Grand Prix du Canada aimeraient s’entendre à long terme
• À lire aussi : Grand Prix de Miami : des Québécois ont travaillé en bordure de piste en Floride

« Quand on a accepté le changement de case horaire en mai, on savait en connaissance de cause dans quoi on s’embarquait », a dit la directrice générale de la SPJD, Véronique Doucet, accompagnée de son directeur adjoint, Martin Savard, en visioconférence avec Le Journal durant la semaine du Grand Prix de Miami.

Ben Pelosse / JdeM
Ben Pelosse / JdeM

La haute direction de la F1 avait officialisé cette annonce en novembre 2024 en la motivant par son atteinte de ses objectifs environnementaux et la réduction des déplacements mondiaux.

Publicité

Le promoteur montréalais Octane et la SPJD avaient donc aussitôt mis sur pied quelques échéanciers plus rapprochés pour l’édition 2025, toujours prévue en juin pour la dernière fois en plusieurs décennies. C’était en quelque sorte un banc d’essai pour mai 2026.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Plan opérationnel minutieux

Dans le cas du Grand Prix, il ne faut jamais oublier que l’événement doit cohabiter avec la programmation du parc Jean-Drapeau, un lieu public, et ses utilisateurs. Après le démontage du site qui s’était terminé en juillet dernier, les acteurs au dossier ont concocté une planification et un plan opérationnel prêt à être lancé dès les premières occasions.

« On a maximisé la saison automnale pour le début du montage et le déploiement de plusieurs volets. Préparer le Grand Prix, c’est plus que de monter des gradins », ont fait savoir à la blague Doucet et Savard, qui ont discuté de l’événement chaque jour depuis des mois.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Publicité
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

À cet égard, les gradins des « S » de Senna et de l’épingle ne sont plus démantelés.

« Nous avons baissé le niveau de l’eau du bassin olympique dès la fin de son utilisation pour installer les ancrages dans le fond de l’eau. Nous avons fait la même chose pour le lac où il y aura la scène des spectacles, a expliqué Martin Savard, qui porte aussi le chapeau de directeur de l’excellence opérationnelle. Il en est d’ailleurs à sa deuxième et dernière année sur le projet.

« Ç’a vraiment été une analyse fine de tous les volets afin de prévoir les coups. »

Dans les paddocks

Dès la fonte des neiges, les équipes se sont ruées sur la ligne des puits et les paddocks pour en commencer le montage. L’an passé, le promoteur avait investi dans des pavillons d’hospitalité à deux étages pour mieux répondre aux besoins des écuries.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Publicité

Autour du site, Mme Doucet a aussi évoqué que la fluidité serait meilleure que celle de l’an dernier. L’accès par le pont Victoria sera encore ouvert pour les spectateurs qui se rendent dans les gradins des « S » de Senna.

Pont libre

Et grande nouvelle qui fera sourire le pilote de Ferrari, Lewis Hamilton, et son ancien patron chez Mercedes, Toto Wolff : le pont de la Concorde reliant Montréal à l’île Sainte-Hélène ne sera pas entravé par les travaux comme c’était le cas depuis des années. Les deux hommes avaient plaisanté sur ces travaux interminables par le passé.

Dans le secteur de l’avenue Pierre-Dupuy, le défi sera toutefois de gérer le trafic dans les travaux sur Bridge-Bonaventure.

Selon Mme Doucet, ce déplacement du Grand Prix en mai est plus simple et permet de déclencher la saison estivale plus tôt. Elle le voit comme un élan.

« On est prêt à faire face à n’importe quoi. On commande du beau temps, comme l’an passé », a souhaité la directrice générale à propos de l’édition couronnée de succès.

Rappelons que cela avait permis au promoteur et aux bailleurs de fonds de prolonger le contrat avec la F1 jusqu’en 2035.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Publicité
Publicité