Gold Cup: David contre Goliath

Dave Lévesque
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Le Canada a déjà pris la CONCACAF par surprise en éliminant le Costa Rica en quart de finale de la Gold Cup. Il va tenter de rééditer l’exploit en demi-finale contre le Mexique jeudi soir.
La commande est grosse pour la formation canadienne qui présente une fiche à vie de 3 victoires, 21 défaites et 9 verdicts nuls contre le Mexique.
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Mais les Canadiens, qui se servent beaucoup de cette Gold Cup pour préparer la phase finale de qualification de la Coupe du monde qui se mettra en branle en septembre, sont en pleine progression et affichent une certaine désinvolture même s’ils sont résolument rompus à la tâche.
L’unifolié présente une fiche de trois victoires et un revers jusqu’à maintenant dans la compétition avec huit buts marqués contre trois accordés. On ne peut donc pas dire que les Canadiens se présentent face aux Mexicains avec un bien gros complexe d’infériorité, surtout quand on sait qu’Alphonso Davies et Jonathan David n’y sont pas en raison de blessures.
Autres absents
Mais voilà, les deux jeunes premiers ne sont pas les seuls éléments de premier plan à ne pas être disponibles dans ce défi qui nécessite pourtant beaucoup de soldats.
Ainsi, Cyle Larin et Ayo Akinola sont hors combat en raison de blessures. Quant à l’arrière central Steven Vitoria et l’attaquant Lucas Cavallini, ils sont tous les deux suspendus pour accumulation de cartons.
Ce n’est donc pas une situation idéale face à un adversaire qui peut servir de baromètre pour la progression de l’équipe puisque la dernière présence canadienne en demi-finale de la Gold Cup remonte à 2007. Le Canada était passé près d’y retourner en 2019, perdant 3 à 2 contre Haïti en quart de finale.
«Lors de la dernière édition, nous avons eu certaines leçons à apprendre, a reconnu le sélectionneur John Herdman mercredi après-midi. Depuis ce temps, nous avons grandi comme équipe et le processus de qualification [de la Coupe du monde] a été bénéfique pour ce groupe. La confiance s’est accrue et elle continue d’augmenter.»
Y croire
Face aux Tricolores, les Canadiens n’ont pas d’autre choix que d’y croire et d’entrer dans le match avec une confiance naïve.
«C’est une équipe qui a une identité très définie avec une pression haute sur le terrain, a analysé Herdman. Il y a beaucoup d’expérience dans cet effectif et c’est un bon adversaire pour nous à cette étape.»
«C’est un bon test que nous allons savourer. Nous ne sommes qu’à un match de jouer en finale.»
Herdman, qui semble être un motivateur enthousiaste, va certainement y aller d’un discours très inspiré.
«On doit croire qu’on est capables de l’emporter. Pour la première fois depuis un bon moment, nous sommes les négligés.»
Il faut dire que le Canada a traversé les premières étapes de qualification pour la Coupe du monde de 2022 avec un bel aplomb, ce qui le plaçait souvent dans le siège du favori.
Dominant
La formation mexicaine est au sommet de la pyramide de la CONCACAF, surtout quand il est question de la Gold Cup, une compétition que les Mexicains ont remportée huit fois, ce qui représente un record.
Les Mexicains ont pourtant un début de tournoi pour le moins étonnant avec un verdict de 0 à 0 contre Trinité-et-Tobago, ce que personne n’avait vu venir.
Ils se sont bien repris par la suite en remportant trois victoires d’affilée, dont un gain de 3 à 0 contre le Honduras et Romell Quioto en quart de finale.
Le principal défi pour le Canada sera de déjouer Alfredo Talavera. Le gardien de Toluca, en Liga MX, a jusque-là été parfait en quatre rencontres en n’accordant aucun but. Les Mexicains n’ont permis que cinq tirs cadrés en quatre matchs.