«Gilles connaissait son rôle et on n’avait pas besoin de lui dire» - Guy Lafleur
Agence QMI
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Attristé par le décès de son ancien coéquipier Gilles Lupien, l’ex-joueur vedette du Canadien de Montréal Guy Lafleur a souligné les qualités de celui ayant gagné deux coupes Stanley avec le Tricolore à la fin de la décennie 1970.
M. Lupien est mort à l’âge de 67 ans des suites d’un cancer de l’intestin, mais malgré la maladie, il avait gardé sa lucidité. D’ailleurs, lui et «Flower» ont discuté ensemble jusqu’à tout récemment, se plaisant à se remémorer plusieurs souvenirs, certains plus douloureux que d’autres.
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«En 1970-1971, c’était ma dernière année junior avec les Remparts et il était venu à Québec faire le camp d’entraînement. À sa première apparition sur la patinoire, je lui avais fracturé deux côtes. Justement, la semaine passée, on était en contact, on se parlait, et il me le rappelait encore», a affirmé Lafleur à l’animateur Mario Dumont sur les ondes de LCN, mercredi.
Sur la patinoire, le joueur ayant aussi évolué avec les Penguins de Pittsburgh et les Whalers de Hartford après son séjour à Montréal valait son pesant d’or, selon le Démon blond. Au cours de sa carrière dans la Ligue nationale, Gilles Lupien a été reconnu pour ses habiletés pugilistiques, lui qui a totalisé 416 minutes de pénalité en 226 matchs de saison régulière.
«Il connaissait son rôle et on n’avait pas besoin de lui dire, ni l’instructeur. Il en était conscient et il avait son utilité, a précisé Lafleur. Il est arrivé à un moment extraordinaire, mais tu as besoin de gars comme Gilles en séries, surtout à cette époque dans laquelle il y avait les Flyers de Philadelphie et les Bruins de Boston.»
«Ça jouait pas mal du coude. [...] Ils ne pouvaient pas compétitionner avec nous, car on avait quand même des joueurs faisant une grosse différence. Par contre, les Gilles Lupien, Mario Tremblay, Rick Chartraw, Doug Risebrough et Yvon Lambert étaient des guerriers. Ils avaient un travail à faire et ils l’ont fait d’une façon extraordinaire. C’est la raison pour laquelle tu gagnes des coupes Stanley», a insisté le célèbre numéro 10.
Bon coéquipier
Ainsi, autant dans le vestiaire que sur la glace, M. Lupien était respecté par ses pairs. Il était un excellent protecteur pour Lafleur, qui se voulait une cible de choix pour les adversaires robustes souhaitant mettre hors d’état de nuire les meilleurs joueurs offensifs.
«Gilles aimait avoir du plaisir et travailler en équipe. Quand il est arrivé avec le Canadien, je me souviendrai toujours dans les échauffements d’avant-match qu’il me disait : concentre-toi à jouer ton match et je vais m’occuper du reste.»