Une «Tornade» prête à ravager la compétition

Ian Gauthier
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Tous les boxeurs et boxeuses qui participeront au gala mettant en vedette Osleys Iglesias, jeudi soir au Casino de Montréal, ont fait le poids lors de la pesée officielle, mercredi.
Iglesias (14-0-0, 13 K.-O.), protégé de la firme montréalaise Eye of the Tiger Management (EOTTM), se battra pour le titre IBF mondial des super-moyens devant le Russe Pavel Silyagin (16-0-1, 7 K.-O.). Il s’agira d’un combat d’unification, puisqu’Iglesias possède déjà le titre IBO des super-moyens. Les deux hommes ont fait osciller le pèse-personne à 167,5 livres.
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« C’est un rêve qui devient réalité, a commenté Iglesias en marge de la pesée. J’avais promis à ma mère, il y a sept ans, que j’allais devenir champion du monde et là, j’ai ma chance d’obtenir ma deuxième ceinture mondiale. »
Le Cubain d’origine, qui est établi en Allemagne, est en pleine marche vers le sommet de la division.
« C’est un combat très important pour moi, a-t-il rappelé. Je respecte mon adversaire, mais demain, ce sera une autre histoire. Je me vois gagnant, et après ce combat, je me vois conquérir la division. »
Si Iglesias a ses racines à Cuba et en Allemagne, il prend de plus en plus goût au Québec, où il disputera son sixième combat jeudi soir.
« J’ai de la famille et des amis [sur place], mais dans le ring, je suis seul, a-t-il rappelé. Mais c’est toujours bon d’avoir du soutien en dehors du ring. À Montréal, c’est familier pour moi, je me sens à la maison. »
Un rival coriace
Iglesias est surnommé « la Tornade » grâce à sa puissance et à son sens du spectacle. En Silyagin, il trouvera un adversaire plus sobre, mais diablement coriace.
« Il vient de l’école russe et il faut respecter ça, a-t-il expliqué. Dans le monde de la boxe, c’est très respecté. Moi, je viens de l’école cubaine et c’est respecté aussi. »
« J’ai boxé des Russes chez les amateurs. Pas lui spécifiquement, mais c’était des combats difficiles », s’est-il souvenu.
Le grand patron d’EOTTM, Camille Estephan, affichait pour sa part une confiance prudente.
«[Silyagin] est l’un des gars les plus complets techniquement qu’on n’a jamais vu comme adversaire, a-t-il souligné. Marc Ramsay le connaît très bien du fait qu’il a fait des camps d’entraînement avec Artur Beterbiev. C’est un gros combat, on ne le prend pas à la légère. Mais je pense qu’on a un gars très spécial en Iglesias. D’après moi, il a le potentiel pour être le meilleur boxeur à avoir foulé un ring au Québec. »
« J’espère, pour ma santé, que ça ne durera pas trop parce que je suis tellement stressé pendant les rounds ! » a-t-il ensuite admis en souriant.
D’autres titres en jeu
Deux autres ceintures seront en jeu lors du gala de jeudi soir. L’Ontarien Arthur Biyarslanov (20-0-0, 16 K.-O.) mettra son titre NABF des super-légers en jeu devant le Mexicain Jimerr Espinosa (17-2-1, 16 K.-O.).
Le Montréalais Luis Santana (15-0-0, 7 K.-O.), pour sa part, tentera de mettre la main sur la ceinture NABF des poids légers devant le pugiliste de Brossard Chann Thonson (18-1-0, 15 K.-O.). Les deux hommes en avaient d’ailleurs long à se dire lors du face-à-face suivant la pesée, ce qui promet en vue de leur affrontement.
Vaincue en combat de championnat du monde en décembre dernier à Miami, la Québécoise Leila Beaudoin (13-2-0, 2 K.-O.) reprendra du service en affrontant l’expérimentée boxeuse argentine Victoria Noelia Bustos (26-9-1), une ancienne championne du monde.
Les boxeurs Alexandre Gaumont et Erik Israyelyas, eux aussi des protégés d’EOTTM, seront également en action lors de ce gala, tout comme Stéphane Fondjo, qui a affronté Steven Butler en novembre dernier.