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Décès d'Alex Hilton: «Fondamentalement, il n'aimait pas la boxe», affirme Marie-Claude Savard

Agence QMI

2026-04-08T15:34:22Z

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Même s’il a boxé durant plusieurs années, Alex Hilton n’était pas un partisan de ce sport dangereux et impitoyable.

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C’est du moins ce qu’a indiqué en entrevue Marie-Claude Savard, auteure du documentaire Être un Hilton, à la suite du décès de l’ancien champion canadien mardi à l’âge de 61 ans.

« Alex, c’est un gars qui, fondamentalement, n’aimait pas la boxe. Il disait tout le temps : “Moi, s’il y a quelqu’un que j’aime, je ne veux pas qu’il monte sur un ring” », a confié Savard lors d’une entrevue à l’émission Mario Dumont sur LCN.

Il a plutôt été propulsé dans ce monde en raison de son nom de famille, bien qu’il était un passionné de mécanique.

« Il se questionnait beaucoup sur sa propre existence, sur cette façon de pousser les enfants au-delà de ce qu’ils aimeraient faire », a ajouté Savard. C’était un gars de mécanique et je pense qu’il aurait voulu faire autre chose avec sa vie. Cette histoire-là, je pense qu’on n’a pas fini de la visiter et qu’on ne l’a pas complètement comprise encore non plus. »

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Le troisième frère du clan Hilton était toutefois le gars le plus sympathique du groupe, aux dires de Savard.

« Tous les Hilton n’ont pas eu d’éducation, ils n’ont pas eu de choix quant à la boxe. Mais pour les avoir tous côtoyés, je peux dire qu’Alex, c’était le charismatique, l’humoristique, le gars sympathique. Et surtout, il a été sobre pendant 15 ans avant son décès. Puis il avait un certain regard, puis un certain recul sur sa vie. »

Un aidant naturel

Alex Hilton est décédé dans son sommeil chez lui assis devant la télé dans le salon. Il a été découvert par sa mère, pour qui il agissait comme aidant naturel.

« Il voulait racheter un peu ses erreurs à la fin de sa vie. Il s’est occupé de son père dément, qui est décédé il y a deux ans, et de sa mère qui a une jambe paralysée et un problème au cœur », a confié Savard.

Des erreurs, il en a commis dans sa vie. Sa carrière a été ponctuée d’incidents hors de l’arène, notamment lorsqu’il a été condamné pour avoir commandé une agression sexuelle sur un détenu lorsqu’il purgeait lui-même une peine de prison.

Entre septembre 1985 et décembre 1991, il n’a pas livré de combat. Il a tenté de relancer sa carrière par la suite et jusqu’à ses adieux à la boxe en 2004.

« Et les derniers combats qu’il a menés à la fin des années 90, début des années 2000, il se battait à un bras, d’où les séquelles graves au cerveau. C’est une vie extrêmement difficile », a ajouté Savard soulignant que son décès soudain au début de la soixantaine pourrait avoir été causé par les nombreux coups reçus à la tête durant sa carrière de boxeur.

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