Gala au Centre Vidéotron : Christian Mbilli aussi se battait à un seul bras
Agence QMI
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Dès le dernier tintement de la cloche de son long combat face à Sergiy Derevyanchenko en finale du gala de samedi au Centre Vidéotron, on pouvait voir que Christian Mbilli était en douleur, et c’est ce qu’il a confirmé mercredi.
Comme son adversaire ukrainien, l’éventuel vainqueur s’est battu à un seul bras pendant la majorité du duel. Or, il a été capable de mieux cacher la douleur que son rival, ce qui l’a certainement aidé à triompher.
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«Je ne sais pas comment on a pu se faire mal. On a peut-être entrechoqué nos crochets du gauche en même temps [au troisième round]. J’ai tout de suite demandé un massage au bras gauche et au biceps. Je ne savais pas exactement d’où venait la douleur», a-t-il raconté au balado Le Dernier Round animé par Mathieu Casavant et Russ Anber.
«Dans son coin, tout le monde ne s’est pas rendu compte pour mon bras gauche. S’ils l’avaient su, ils auraient dit à Derevyanchenko que j’avais aussi un problème et que ça lui aurait donné confiance.»
«Le Tacticien» ne s’est presque pas servi de son bras blessé pendant l’affrontement, ce qui a aidé Mbilli à l’atteindre avec plus de coups. Sauf qu’il avait alors l’impression de ne pas faire de dégâts. Passer un premier K.-O. au vétéran était envisageable.
«J’avais les capacités de l’arrêter. Malheureusement, c’est beaucoup avec mon bras gauche que je travaille au corps. La stratégie était de le tuer au corps. Après le troisième round, je l’ai touché là, mais je n’avais plus de puissance, plus de vitesse. Je n’avais plus de jab et même le crochet tombait», a reconnu le Français.
Que réserve la suite?
La stratégie de Mbilli a été bouleversée par sa blessure, mais les observateurs ne l’ont pas su. Il a été sous le feu des critiques puisque selon eux, il n’a pas été capable de battre un «boxeur avec un seul bras».
Le pugiliste de 29 ans a mis ces commentaires de côté, puisqu’il est lui-même son plus grand critique.
«Après chaque combat, je suis extrêmement déçu. Même si j’ai fait un bon combat, j’ai l’impression de ne jamais être à mon meilleur. C’est seulement après l’avoir vu que je me suis dit que ce n’était pas si pire», a-t-il expliqué avec le sourire.
Le nouveau défi de Mbilli est d’obtenir un combat de championnat du monde d’ici la fin de la prochaine année. Il veut prouver qu’il est le meilleur et il veut jouer dans la cour des grands avec Saul «Canelo» Alvarez.
«Je suis prêt, peu importe l’adversaire qu’on me donne. Donnez-moi un sept à huit semaines de préparation et je viendrai livrer ce que j’ai à livrer et battre celui que j’ai à battre. Que ce soit “Canelo” au prochain combat ou un autre adversaire, je suis prêt à boxer n’importe qui. Évidemment, je demande les plus gros combats possibles», a-t-il lancé en mentionnant les noms d’Alvarez, de Jaime Munguia et d’Edgar Berlanga.
Encore faut-il que ces gros noms de la catégorie des super-moyens soient libres, ce qui n’est pas le cas en ce moment. La ceinture vacante de l’IBF pourrait être une option, puisqu’Alvarez détient les trois autres titres mondiaux.
«On est au Québec ici»
Russ Anber a d’ailleurs profité de l’occasion pour remettre à Mbilli une plaque d’immatriculation personnalisée où on peut lire «J’MEN CÂLICE!». Il s’agit d’une référence à l’entrevue d’après-combat sur le ring, où le boxeur a arrêté l’animateur qui s’exprimait à lui en anglais pour d’abord livrer un message en français au public.
«Je dois commencer en français. On est au Québec ici. Merci d’être venus, merci à tout le monde. Désolé pour l’anglais», a-t-il déclaré sous les acclamations de la foule.