Gabriel Diallo emmène un petit bout du Québec dans les plus grands stades de tennis du monde


Jessica Lapinski
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Depuis cet été, Gabriel Diallo porte un peu du Québec sur lui quand il foule les terrains des plus grands tournois de tennis de la planète, par l’entremise de l’écusson de COTE 100, une compagnie de gestion de portefeuille personnalisée qui est devenue l’un de ses commanditaires.
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C’est une «fierté» et un «privilège» tant pour le Montréalais que pour la famille LeBlanc, ont tour à tour reconnu Gabriel et Philippe LeBlanc, président-directeur général de l’entreprise et lui-même ancien joueur de haut niveau, la semaine dernière.
C’est que le lien qui unit tout ce beau monde remonte à plus de 15 ans. Diallo considère les LeBlanc «comme une deuxième famille».

Ami et ancien colocataire
Le 41e joueur au monde est d’ailleurs un ami de longue date d’Alexandre, qui est membre de la troisième génération de LeBlanc à travailler chez COTE 100.
En fait, les deux copains ont été colocataires à l’Université du Kentucky, quand ils faisaient leur marque dans la NCAA. Mais leur amitié est née il y a beaucoup plus longtemps: Diallo et LeBlanc croisaient déjà le fer sur les courts à 8 ans.
«On a un très bon lien d’affinité depuis ma jeunesse, explique Diallo, aujourd’hui âgé de 24 ans. J’ai toujours été proche des LeBlanc, ils m’ont toujours soutenu, de ma très jeune carrière à ma transition des rangs universitaires aux professionnels.»
«[Ce partenariat], ça représente tout pour moi, ajoute-t-il. C’est une fierté et un privilège d’avoir leur écusson sur mon épaule, de représenter une entreprise qui est non seulement québécoise, mais qui a les mêmes valeurs que moi: la persévérance, la résilience et l’intégrité.»
Il s’est déconnecté
Il y a quelques semaines, Diallo a conclu une superbe saison sur l’ATP. Une saison au cours de laquelle il a non seulement grimpé les échelons à grande vitesse – du 87e rang qu’il occupait en début d’année, il est monté jusqu’au 33e –, mais qui l’a aussi vu atteindre directement les grands tableaux des plus importants tournois.
Après son dernier match joué au Masters 1000 de Paris, le Québécois s’est déconnecté complètement. «J’ai pris deux semaines de vacances, raconte-t-il. J’étais totalement injoignable. Ça, c’était très reposant!»
Depuis, Diallo est retourné un peu à Montréal, où il s’est notamment entraîné au Centre national de Tennis Canada. Il en a profité pour voir un peu de famille, des amis, et pour aller manger dans des restaurants de la métropole qu’il aime.
Il migrera sous peu «vers un endroit plus chaud» pour continuer à s’entraîner en vue de la prochaine campagne, qui s’amorce en janvier.
Une année «excellente»
Mais Diallo n’est pas de ceux qui se plaignent du long calendrier de l’ATP. Au contraire, il affirme «qu’il se sentait plus frais» qu’au cours des deux dernières saisons, quand il a rangé sa raquette.
«Je touche du bois, mais je n’ai pas eu de pépins physiques, pas de blessures, se réjouit-il. Globalement, ç’a été une excellente année.»
D’autant plus que l’objectif de son équipe, au début de 2025, était que Diallo se hisse parmi les 50 meilleurs joueurs au monde. Il aura finalement flirté avec le top 30, en plus de remporter son premier titre sur l’ATP, au tournoi de Bois-le-Duc.
«On va se fixer de bons objectifs pour l’an prochain», relève-t-il, tout en ajoutant qu’il en discutera prochainement avec son clan.
Mais la formule qui a fait son succès, jusqu’ici, ne risque pas de changer: «On va continuer à y aller étape par étape, pointe Diallo. La formule fonctionne bien, alors on va continuer à l’utiliser».