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Seuls quatre joueurs sont meilleurs que Félix Auger-Aliassime: «Je suis de retour là où je dois être»

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Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-11-16T22:00:00Z

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Lundi matin, seuls quatre joueurs de tennis sur la planète pourront se targuer d’être meilleurs que Félix Auger-Aliassime: Carlos Alcaraz, Jannik Sinner, Alexander Zverev et Novak Djokovic.

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On peut remettre l’affirmation en question, souligner que tel ou tel autre joueur est plus talentueux que lui, mais c’est ce que le classement de l’ATP exprimera lui aussi lors de sa parution.

Le Québécois terminera la saison au cinquième rang, un sommet dans sa carrière. Un sommet que Félix a atteint en se qualifiant pour la demi-finale du Masters de fin de saison, où il a perdu contre le numéro 1 au monde, l’Espagnol Alcaraz, samedi.

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Mais même avant cette défaite, le revers de l’Australien Alex De Minaur face à l’Italien Sinner, dans l’autre demi-finale, assurait «FAA» de cette position à laquelle tant de joueurs aspirent sans jamais frôler leur but.

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Il fallait s’y rendre, toutefois, à ce fameux championnat de fin de saison qui réunit les huit meilleures raquettes de l’année.

Et si Félix y est parvenu, c’est grâce à la constance et à la confiance qu’il a affichées à compter du mois d’août, au moment où il a mis les pieds au Masters 1000 de Cincinnati, après une défaite prématurée quelques jours plus tôt à celui de Toronto.

Il était 28e au monde, à l’époque. Depuis, il joue comme un top 5.

«Là où je dois être»

Constance et confiance: ce sont deux qualificatifs qui ont trop souvent fait défaut au Québécois de 25 ans dans ces deux dernières années parfois difficiles, de son propre aveu.

C’est ce qu’il recherchait, fréquemment en vain, dans les deux saisons qui ont suivi son ascension jusqu’au sixième rang mondial, qui constituait avant lundi le paroxysme de sa carrière en termes de classement.

«[J’ai le sentiment] que je suis de retour là où je dois être», s’est réjoui Félix samedi, après s’être incliné 6-2 et 6-4 devant Alcaraz.

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Depuis août, le Québécois montre un dossier étincelant de 24 victoires contre six revers à la régulière. De ces six défaites, cinq sont survenues aux mains de Sinner et une contre Alcaraz, le monstre à deux têtes quasi intouchable qui domine le tennis masculin.

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Il y a eu ce quart de finale à Cincinnati, la demi-finale à l’US Open, un autre quart en Masters 1000, à Shanghai, un titre à l’ATP 250 de Bruxelles, une finale au Masters 1000 de Paris et le carré d’as à Turin.

Malgré un long passage à vide sur l’ocre, au printemps, et des sorties expéditives dans les trois premiers tournois du Grand Chelem de la saison, Félix termine donc 2025 avec trois trophées de plus à son palmarès ainsi qu’une fiche de 50 victoires contre 24 défaites.

D’autres points à aller chercher

Maintenant, quelle sera la suite pour le Québécois? Pourra-t-il maintenir ce cinquième rang, voire l’améliorer?

Certes, Auger-Aliassime aura une tonne de points à défendre l’automne prochain. Ainsi va la vie sur le circuit professionnel: pour demeurer au sommet, il faut rééditer ses performances de l’année précédente.

Et pour continuer d’avancer, il faut faire encore mieux.

Mais la bonne nouvelle, c’est que si cette belle constance tient cette fois, il aura la marge de manœuvre pour engranger des points dans les grandes épreuves pendant la première moitié de saison. C’est son objectif.

Avant Cincinnati, cette année, il n’avait pas passé le deuxième tour dans un tournoi majeur ou un Masters 1000.

Il faudra mieux réagir aux changements de surface, de conditions. Après tout, ces 24 dernières victoires ont été remportées sur le dur.

Il faudra aussi éviter les pièges contre les joueurs moins bien classés, comme le Québécois l’a si bien fait dans les derniers mois.

Ce cinquième rang, atteint après les doutes des dernières saisons, est toutefois la preuve que Félix est encore rempli d’ambition, et qu’il se donne les moyens pour les atteindre.

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