Fusillade à Washington: Christine Fréchette garde le cap sur sa mission économique

Olivier Faucher
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La première ministre Christine Fréchette a maintenu sa visite à Washington malgré une tentative d’attentat visant l’administration Trump et doit ainsi s’attendre à moins d’attention qu’espéré une fois sur place.
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« Si ton objectif était d’avoir de la visibilité du côté américain, on oublie ça », réagit Louis Hamann, ex-directeur du Bureau du Québec à Washington.
Christine Fréchette a annoncé dimanche, sur X, que sa visite prévue pour lundi dans la capitale des États-Unis avait toujours lieu.
Je l’ai dit à plusieurs reprises, s’il fallait que j’aille moi-même défendre les intérêts du Québec à Washington, je le ferais.
— Christine Fréchette (@CFrechette) April 26, 2026
Au cours des deux prochains jours, je rencontrerai des élus américains, notamment de l’administration Trump, ainsi que des partenaires économiques.… pic.twitter.com/HL5sjTlb3X
Elle se déroulera dans un contexte tendu, car une attaque qui aurait ciblé des hauts gradés de l’administration Trump est survenue samedi en plein dîner des correspondants.
Selon TVA Nouvelles, les plans de la visite n’ont pas changé, mais la sécurité sera renforcée.
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Elle doit rencontrer l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, Mark Wiseman, ainsi que les députées républicaines du 11e et du 24e district de l’État de New York, Nicole Malliotakis et Claudia Tenney, le député républicain du troisième district du Nebraska, Adrian Smith, ainsi que le député démocrate du 19e district de l’État de la Californie, Jimmy Panetta.
Mme Fréchette s’entretiendra également avec des représentants de la communauté des affaires, notamment dans le secteur de l’aluminium, de la construction résidentielle et de l’industrie automobile, en plus de représentants de la Chambre de commerce des États-Unis.
Je condamne l’attaque survenue lors du dîner de la presse en présence du président Donald Trump. Ce type d’événement doit rester un espace de dialogue, non pas de violence. Les medias sont essentiels à nos démocraties.
— Christine Fréchette (@CFrechette) April 26, 2026
Une pensée particulière aux correspondants québécois et…
« Pas d’oxygène médiatique »
Louis Hamann s’est demandé si la première ministre allait reporter sa visite, car le contexte n’est plus propice à ce qu’elle reçoive une quelconque attention sur place.
« Il y a l’attaque contre l’administration Trump, mais aussi la visite du roi Charles qui commence lundi. Il y a toujours un souhait d’avoir une entrevue avec un quotidien ou d’autres médias américains pour essayer de véhiculer ton message, mais l’espace et l’oxygène médiatiques seront limités », explique-t-il.
Néanmoins, la visite d’un premier ministre québécois chez nos voisins du Sud a toujours un impact limité, même lorsque les circonstances sont favorables.
« Le Québec fait partie de nombreux interlocuteurs qui vont à Washington et on n’est pas au-dessus de la pile. Je pense que l’impact va plutôt être marginal, mais ce n’est jamais une mauvaise chose d’aller renforcer le message d’Ottawa [dans les négociations sur les tarifs]», souligne M. Hamann.
Ce dernier voit toutefois plusieurs objectifs stratégiques sur le plan national, dont celui de s’inspirer du début de mandat de Mark Carney et d’obtenir de bonnes images de la première ministre à Washington qui seront utilisées en campagne électorale.
« Ça la fait paraître pour une première qui a un poids international, qui est sur les dossiers des Américains qui touchent et préoccupent le Québec », conclut M. Hamann.
– Avec l’Agence QMI