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Le tireur du gala de Washington semblait viser de hauts responsables de l'administration Trump

AFP

2026-04-26T13:26:16Z
2026-04-26T14:38:34Z

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Le tireur qui a tenté de faire irruption dans un gala de la presse à Washington en présence de Donald Trump cherchait à assassiner de hauts responsables de l’administration américaine, selon les autorités dimanche, au moment où les violences politiques se multiplient aux États-Unis.

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Des informations « très préliminaires » font penser aux enquêteurs que l’homme « ciblait des membres de l’administration » Trump, a déclaré le ministre américain de la Justice par intérim Todd Blanche à la chaîne CBS.

Le tireur « ne coopère pas activement » mais les enquêteurs pensent qu’il s’est rendu à Washington en train depuis Los Angeles en passant par Chicago, a précisé Todd Blanche, qui était également présent à ce dîner en compagnie de centaines d’autres personnes.

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Des agents du Secret Service américain ont évacué Donald Trump après les tirs de l’assaillant qui a été arrêté avant de pouvoir entrer dans la salle où se déroulait le dîner annuel réunissant le gratin de la politique et des médias à Washington.

Selon la police, l’assaillant portait deux armes à feu et de nombreux couteaux et des coups de feu ont été échangés. Un membre des forces de l’ordre s’est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles. L’assaillant n’a pas été blessé.

« Cinglé »

« Ce n’est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer », a réagi Donald Trump, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison Blanche environ deux heures après les tirs.

Il a ensuite estimé, évoquant l’assassinat d’Abraham Lincoln en 1865, que l’assaillant pourrait l’avoir visé, car il était mécontent de sa politique. Les présidents « qui ont le plus d’impact » sont « ceux qu’on vise », a-t-il dit.

Le président américain a également estimé que l’assaillant, dont l’identité n’a pas été officiellement révélée, était un « loup solitaire » et un « cinglé ».

Les réactions de dirigeants mondiaux ont afflué, tous se disant « choqués » et apportant leur « soutien » à M. Trump. Parmi eux, le roi Charles III s’est dit « soulagé » que Donald Trump soit sain et sauf, à la veille de la visite d’État du monarque aux États-Unis.

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Selon des médias américains, le suspect est un homme de 31 ans, Cole Tomas Allen, originaire de Torrance, en Californie.

L’auteur présumé des tirs comparaîtra lundi devant la justice. Il sera inculpé de deux chefs d’accusation : le premier pour usage d’une arme à feu lors d’un crime violent, le second pour l’agression d’un agent fédéral à l’aide d’une arme dangereuse.

Les images des caméras de sécurité diffusées par M. Trump sur Truth Social montrent une personne qui se rue au travers du portique de détection de métaux situé à l’entrée de la salle où se tenait le gala, et plusieurs membres des forces de l’ordre dégainant leurs armes.

L’hôtel Hilton de Washington, où avait lieu le dîner avorté, n’est pas « un bâtiment particulièrement sûr », a critiqué Donald Trump.

C’est devant cet hôtel que le président Ronald Reagan avait été blessé par balle en 1981 lors d’une tentative d’assassinat.

Donald Trump a toutefois reconnu que le dispositif de sécurité « était très sûr ».

« À terre »

Le dîner annuel de l’association des correspondants à la Maison-Blanche avait débuté depuis peu, selon les journalistes de l’AFP présents, quand une grande agitation s’est fait entendre aux portes de la salle.

Des cris de « À terre ! À terre ! » ont retenti.

Les convives se sont immédiatement allongés ou agenouillés par terre, beaucoup d’entre eux brandissant leurs téléphones pour filmer.

Des agents du Secret Service, le service de protection du président et des membres du gouvernement, sont entrés dans la salle, lourdement armés.

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Sur une vidéo de l’AFP, on peut voir le président Trump assis à la table d’honneur, avec entre autres le vice-président, JD Vance, et sa porte-parole, Karoline Leavitt, alors que retentissent des coups sourds qui ne suscitent dans un premier temps aucune réaction.

Des agents de sécurité lourdement armés interviennent alors très rapidement et évacuent le président vers la gauche de l’estrade. La musique d’ambiance s’arrête, alors que d’autres agents enjambent la table et semblent tenir en joue le public.

Ce gala réunit chaque printemps des centaines de personnes. Donald Trump, qui attaque sans relâche la presse, y assistait pour la toute première fois en tant que président. Il a assuré que l’événement serait reprogrammé.

Charles III « soulagé »

« Ce n’est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer », a réagi dès samedi soir Donald Trump, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison Blanche environ deux heures après les tirs.

Le président américain a estimé que l’assaillant, dont l’identité n’a pas été officiellement révélée, était un « loup solitaire » et un « cinglé ».

Dimanche, sur la chaîne Fox News, il a indiqué que le suspect a écrit un manifeste « très antichrétien ».

« Lorsque vous lisez son manifeste, il déteste les chrétiens, ça ne fait aucun doute », a-t-il affirmé, parlant d’une personne « visiblement très dérangée ».

Donald Trump a été visé par une tentative d’assassinat en juillet 2024 lors d’un meeting de campagne où il a été blessé à l’oreille ainsi que quelques mois plus tard sur son golf en Floride.

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« Ça se répète trop souvent », dit à l’AFP un avocat de 56 ans, Brian Raftery, rencontré dans les rues de la capitale. « Je crois, malheureusement, qu’un jour quelque chose de très mal va se passer si on continue d’avoir ce type d’attaques contre nos responsables politiques ».

Les réactions de dirigeants mondiaux ont afflué, tous se disant « choqués » et apportant leur « soutien » à M. Trump tout en condamnant la violence politique.

Parmi eux, le roi Charles III s’est dit « soulagé » que Donald Trump soit sain et sauf, à la veille de la visite d’État du monarque aux États-Unis. Le Palais de Buckingham a confirmé dimanche que la visite « se déroulerait comme prévu ».

La sécurité en question

Les images des caméras de sécurité diffusées par M. Trump sur Truth Social montrent une personne qui se rue au travers du portique de détection de métaux situé à l’entrée de la salle où se tenait le gala, et plusieurs membres des forces de l’ordre dégainant leurs armes. Il aurait séjourné dans l’hôtel plusieurs jours auparavant.

L’hôtel Hilton de Washington, où avait lieu le dîner avorté, n’est pas « un bâtiment particulièrement sûr », a critiqué Donald Trump, relevant que les gens pouvaient aller et venir dans l’enceinte de cet immense hôtel de plus de 1000 chambres.

Il en a profité pour justifier la construction en cours d’une grande salle de bal à la Maison Blanche, ultra-sécurisée.

C’est devant cet hôtel que le président Ronald Reagan avait été blessé par balle en 1981 lors d’une tentative d’assassinat.

Ce gala réunit chaque printemps des centaines de personnes. Donald Trump, qui attaque sans relâche la presse, y assistait pour la toute première fois en tant que président. Il a assuré que l’événement serait reprogrammé.

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