Financement des athlètes canadiens: «On est derrière plusieurs autres puissances mondiales», rappelle Mikaël Kingsbury
Agence QMI
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Après Laurent Dubreuil et Valérie Maltais, le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury a été le troisième Olympien décoré à décrier le sous-financement des athlètes canadiens, mercredi, trois jours après la fin des Jeux en Italie.
« Je pense que le gouvernement pourrait en donner un peu plus, pas juste pour aider les meilleurs athlètes, mais aussi pour aider la future génération pour que ce ne soit pas difficile », a affirmé « le Roi des bosses » lors d’un entretien à Qub.
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« Au Canada, on a tellement d’athlètes qui sont exceptionnels, mais qui n’ont pas nécessairement les moyens de se rendre jusqu’au bout, donc ils prennent leur retraite prématurément et c’est potentiellement des médailles, qui sait », a également expliqué celui qui est revenu de Milan avec une médaille d’or et une autre d’argent.
Selon lui, le Canada ne se bat pas à armes égales avec d’autres puissances, aux Olympiques, en raison de ce sous-financement.
« On parle beaucoup des médailles, le classement des médailles et de rattraper la Norvège. Ça va être difficile de rattraper la Norvège (avec ce que les athlètes canadiens reçoivent)», a-t-il mentionné.
« On est derrière plusieurs autres puissances mondiales et je trouve que pour tout ce qu’on a, on se bat quand même vraiment bien, les Canadiens », a souligné l’athlète de 33 ans.
Une retraite méritée
Revenu au pays lundi soir, le natif de Sainte-Agathe-des-Monts en profite pour passer du temps près des siens et pour retrouver son lit qui, à l’évidence, lui avait manqué.
Après avoir annoncé sa retraite olympique au terme de sa dernière descente des Jeux, Kingsbury a donné quelques précisions sur ce qui l’attend pour le reste de la saison.
« En termes de plans de skieur, c’est sûr que je vais skier le championnat canadien qui est au Mont Saint-Sauveur dans la piste où j’ai fait ma première compétition à vie quand j’avais huit ans, donc ça va être vraiment spécial, a-t-il relaté. Mais j’ai décidé de mettre une croix sur les deux dernières coupes du monde qui étaient au Japon et en Azerbaïdjan pour justement pouvoir me reposer. »
Kingsbury, qui a remporté cinq médailles olympiques et qui dispose d’un palmarès des plus enviables dans son sport, ne s’attend pas à revenir sur sa décision pour essayer de participer une dernière fois aux Jeux en 2030.
« C’est très rare, les athlètes qui se rendent jusqu’à 33 ans dans mon sport et je pense qu’on est deux ou trois, dans l’histoire, à s’être rendus jusque-là, a-t-il rappelé. Je ne veux jamais dire jamais, mais j’ai d’autres projets pour lesquels je suis vraiment excité dans la vie. »
« Je sens que j’ai tout donné à mon sport [...] j’adore encore mon sport, mais j’ai envie d’être présent et d’être un père pour mon enfant, puis potentiellement agrandir la famille », a également révélé le skieur.