F1: Red Bull veut revenir au sommet en gardant Verstappen

AFP
Partager
L’écurie de Formule 1 Red Bull veut revenir au sommet en 2027, affirme son patron français Laurent Mekies qui balaie les rumeurs d’un départ de son quadruple champion du monde Max Verstappen.
• À lire aussi : Grand Prix du Canada : le parc Jean-Drapeau prêt à accueillir la course plus tôt
• À lire aussi : La Formule 2 et le Grand Prix du Canada aimeraient s’entendre à long terme
Dans un entretien à l’AFP, l’ingénieur de 49 ans qui a succédé il y a moins d’un an au Britannique Christian Horner assure également que le jeune Parisien Isack Hadjar est « solide et extrêmement bien intégré » à l’équipe championne du monde des constructeurs à six reprises, les dernières en 2022 et 2023 avec Verstappen.
Le Néerlandais a manqué d’un cheveu l’an dernier une cinquième couronne, mais le début de 2026 est difficile pour Red Bull : Verstappen est septième, Hadjar est 14e et l’écurie se trouve loin derrière Mercedes, Ferrari et McLaren dans les classements provisoires après quatre Grands Prix.
« On n’a pas réussi à donner à Max et à Isack une voiture qui a la constance nécessaire pour avoir la confiance dont ils ont besoin pour pousser », concède Mekies, en marge du Grand Prix de France historique, un week-end de courses sur le circuit Paul-Ricard où d’anciennes gloires et d’actuels pilotes - Alain Prost, Jacques Villeneuve, Isack Hadjar ou Pierre Gasly - ont testé des monoplaces des années 1970 à la décennie 2000.
« Compétitivité modeste »
Interrogé sur un retour au sommet cette année et en 2027, le directeur de Red Bull reconnaît qu’il « n’en est pas encore là ».
Mekies rappelle que l’écurie basée en Angleterre s’est équipée cette année de son propre bloc hybride développé avec Ford, abandonnant le moteur Honda.
« Notre point de départ en termes de compétitivité est naturellement modeste », défend l’ancien directeur adjoint de la Scuderia Ferrari.
Grâce à des « ajustements » de la réglementation technique très critiquée sur les moteurs 50-50 électriques et thermiques, Verstappen a fini cinquième au GP de Miami début mai.
« Cela veut-il dire qu’on est revenu et qu’on se bat pour la victoire ? Non !, tranche Mekies. On n’y est pas encore, mais on va y arriver. »
Cela se fera-t-il avec Verstappen qui pourfend depuis des mois les moteurs hybrides au point de menacer de quitter la F1?
« Max est au cœur du projet. Il est avec nous sur tous les sujets. Il est impliqué dans toutes nos décisions stratégiques pour le futur », répond Mekies.
Verstappen va de nouveau sourire
Et, insiste-t-il, « on vient de célébrer les 10 ans de Max chez Oracle Red Bull Racing ». Alors, « tant que nous arrivons, comme l’équipe l’a fait année après année, à lui donner une voiture rapide, vous verrez Max sourire », promet le directeur de l’écurie, propriété du géant autrichien et thaïlandais de boissons énergisantes Red Bull.
Pendant que Verstappen multiplie les courses d’endurance automobile GT, que le patron de Ford Performance Motorsport, Mark Rushbrook, a évoqué dans la presse sa participation aux 24 Heures du Mans, Mekies nie ces rumeurs : « le bruit habituel en Formule 1 change en fonction d’un bon ou d’un mauvais week-end ».
Le Français, qui a fait une grande partie de sa carrière au sein des écuries du groupe Red Bull - Toro Rosso, Racing Bulls et Red Bull Racing qu’il dirige depuis juillet - soutient tout autant Hadjar, qui n’est qu’à sa deuxième saison en F1 et la première aux côtés de Verstappen.
Malgré seulement quatre points au compteur et un abandon sur accident à Miami, « Isack a fait un début de saison solide. [...] Il habite à Londres. Il est avec nous toutes les semaines au simulateur. Il est extrêmement bien intégré dans l’équipe », défend le patron du jeune homme de 21 ans venu savourer son aura au GP historique et piloter une Red Bull de 2011 à moteur atmosphérique Renault avec laquelle l’Allemand Sebastian Vettel écrasait la concurrence à l’époque.
En F1, « on est sur des cycles », conclut Mekies.