Expropriations liées au TGV: impossible de changer le tracé quand il sera déterminé, dit le PDG

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Il est « illusoire » de penser qu’une opposition pourrait faire changer le tracé du train à grande vitesse entre Québec et Toronto une fois qu’il aura été déterminé, concède le grand patron du projet, alors que les craintes d’expropriations s’intensifient.
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« Faire accroire qu’une opposition pourrait changer le tracé à ce moment-là, c’est illusoire », a tranché Martin Imbleau lors de son passage devant le comité sénatorial des finances à Ottawa, mardi.
Depuis le début de l’année, les préoccupations liées aux expropriations pour le futur train prennent de l’ampleur.
Cela est dû au fait qu’Alto, la société de la couronne responsable du projet de TGV, a identifié un corridor de 10 km de largeur où le train pourrait passer. Les résidents de cette zone sont donc contraints de vivre dans l’incertitude en attendant le choix définitif de la bande de 60 mètres de largeur.

En parallèle, le projet de loi C-5 du gouvernement fédéral risque de suspendre le droit d’audience qui force une évaluation sur l’environnement et la communauté.
« Pourquoi souhaitez-vous enlever des recours aux futurs expropriés ? » a demandé de but en blanc le sénateur Claude Carignan.
« Pour commencer la construction en 2029, si on devait suivre une procédure traditionnelle de l’Office des transports, je vous garantis [...] que je reviendrais ici en 2029 et que je n’aurais rien commencé. C’est un choix », a répondu M. Imbleau.
« Je vous promets, dès que j’ai mon 60 mètres, on va aller s’asseoir avec les propriétaires », a-t-il ajouté.
Empathie
Le grand patron de la Caisse de dépôt et placement, Charles Emond, se dit pour sa part « très empathique face aux propriétaires » dans ce dossier.
« Je pense qu’Alto va venir couvrir cette notion-là pour entrer dans un dialogue avec les gens qui sont concernés », a-t-il dit en marge de la présentation des résultats annuels de l’organisation.
Pour mémoire, CDPQ Infra fait partie de « Cadence », le groupe d’entreprises canadiennes et internationales ayant remporté l’appel d’offres du gouvernement fédéral pour réaliser le projet de TGV. Le groupe inclut notamment AtkinsRéalis, SYSTRA Canada, Keolis Canada, SNCF Voyageurs et Air Canada.
– Avec Sylvain Larocque
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