TGV Québec-Toronto: des agriculteurs craignent que le train coupe leurs terres
Amélie St-Yves
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Des agriculteurs redoutent que le projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto coupe leurs terres. Certains sont venus en tracteurs à la consultation publique de la Société d’État Alto, à Berthierville, jeudi, pour se faire entendre.
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« Le territoire agricole, c’est un territoire qui est non-renouvelable. Quand il est détruit, c’est fini à tout jamais », a déclaré Marcel Papin, président de la fédération de l’UPA de Lanaudière.

Pour que les trains du TGV atteignent 300 km à l’heure comme promis, le tracé doit être le plus droit possible. L’emprise totale prévue est d’une largeur de 60 mètres, mais des clôtures doivent aussi longer le trajet.

« Si on passe à la limite d’un terrain, on va discuter avec le propriétaire. Est-ce qu’il veut vendre une partie de son terrain, est-ce qu’il veut céder une plus grande partie ? Si la ligne doit passer et malheureusement, scinder un terrain en deux, ce qui n’est pas privilégié, on va voir avec le propriétaire ce qui est souhaité », a expliqué Philippe Archambault, vice-président aux communications pour Alto.

Le tracé préliminaire montre un corridor de 10 km de largeur dans lequel le train pourrait passer.
Le tracé final doit être dévoilé à l’automne.
Cas de force majeure
Si un litige en venait à bloquer le projet, la société d’état confirme qu’il pourrait y avoir des expropriations, mais Alto assure que c’est un outil qu’on veut utiliser en dernier recours.

« Ce n’est pas un outil qu’on prend à la légère, assurément pas. Et ce n’est pas le premier recours qui va être utilisé », a poursuivi Philippe Archambault, vice-président, communications, Alto.
Alto assure vouloir prendre le temps de bien faire les choses avant de scinder des parties du territoire, que ce soient des terres agricoles, des communautés autochtones ou des sentiers de motoneige.
Voyez les explications dans la vidéo plus haut.