«Être gentil me fait encore chier» –Le pilote de Ferrari Charles Leclerc


François-David Rouleau
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LAS VEGAS | Si l’atmosphère était calme et sereine chez Ferrari avant les premiers tours de roue à Vegas, elle ne l’était plus après le Grand Prix. Une modification dans la stratégie d’arrêts aux puits et un dépassement de Carlos Sainz sur Charles Leclerc ont mis le feu au derrière du Monégasque.
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«C’est encore moi qui me fais avoir en étant gentil, a-t-il lâché à la radio dans une discussion avec son ingénieur de course en fin d’épreuve, durant laquelle il a fini au pied du podium, derrière son coéquipier.
«Charles, tu as fait ton boulot», a dit Bryan Bozzi en ondes.
«Ouais, ouais, ouais. Ouais, j’ai fait mon boulot. Mais être gentil me fait encore chier comme tout le temps, tout le temps. Ce n’est même pas être gentil, c’est juste être respectueux», a rétorqué Leclerc, bouillant dans son cockpit, alors que Bozzi lui demandait de se calmer en répétant qu’il avait accompli le boulot pour l’équipe.
Leclerc a poursuivi en enfilant plusieurs jurons qui pourraient très bien lui valoir une amende de la FIA.
Il a reproché à son coéquipier d’être entré aux puits au 28e tour, plus tôt que prévu, alors que les mécanos n’étaient pas prêts. Et trois tours plus tard, à la suite de son arrêt, de l’avoir aussitôt dépassé à sa sortie des puits en prenant le quatrième rang. Et ce, en ignorant les directives d’équipe.

Les deux Ferrari ont plus tard dépassé Max Verstappen afin de terminer aux troisième et quatrième rangs.

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En discussion
Le directeur de la Scuderia, Fred Vasseur, a voulu calmer le jeu en toute fin de soirée, sachant clairement que ses deux pilotes étaient en beau fusil l’un contre l’autre. Il a indiqué qu’il discuterait de la situation afin d’éviter de perdre temps et énergie dans une querelle entre ses hommes en pleine course au championnat des constructeurs.
Ceux-ci ont tout de même amassé 27 précieux points et réduit l’écart à 24 points derrière McLaren.

Selon lui, Leclerc n’avait pas toutes les informations lorsqu’il a pété un plomb. Sainz voulait entrer plus tôt aux puits pour changer ses pneus, mais c’était impossible avec les écarts en piste.
À sa sortie du cockpit, Leclerc n’a pas voulu entrer dans les détails de sa frustration.
N’empêche, Sainz lui a lancé un avertissement dans son point de presse.

«Je n’aime pas qu’on utilise la radio pour se plaindre, a lâché l’Espagnol, qui a raconté avoir aussi géré son lot de frustrations en piste. Je n’aime pas plus utiliser les médias pour critiquer, démonter ou prouver que je ne suis pas content.»
Ça promet au Qatar ce week-end.