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F1: 2024 aux poubelles, Aston Martin regarde vers 2025

L’écurie britannique du Montréalais Lawrence Stroll destinée à finir cinquième chez les constructeurs au terme d’une pénible saison

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Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-11-24T20:06:15Z

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LAS VEGAS | Au neutre depuis la mi-saison en Grande-Bretagne, l’écurie Aston Martin (AMR) peine à développer et garder à niveau. Avec deux courses à faire, son calvaire achève. La saison 2024 déjà dans les poubelles, les yeux de Lance Stroll et Fernando Alonso sont tournés vers 2025.

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Très loin derrière Mercedes et pas si loin devant Alpine avec ses 86 points, AMR est destiné à terminer cinquième au classement des constructeurs.

Il s’agit d’un net recul par rapport à 2023, saison au cours de laquelle l’équipe avait marqué 280 points et chauffé Mercedes.

En bref, depuis Silverstone, soit 10 Grands Prix, AMR a fait chou blanc huit fois, et sept autres fois, elle a amassé cinq points ou moins. Une tendance loin de celle prometteuse du début de la saison 2023 avec un Alonso enflammé qui montait sur les podiums.

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Le Grand Prix de Vegas n’a pas fait exception à cette série de déboires 2024. Alonso a tout donné en tentant d’aller gratter un point; il est plutôt resté sur son appétit en 11e place. Avec des pépins de communications radio à bord et incapable de s’adresser à son équipe dès le départ, Stroll a terminé au 15e rang derrière la recrue de Williams, Franco Colapinto.

Encore un week-end à oublier.

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Mauvais bolide

La voiture vert métallique manque de vitesse, d’adhérence, connaît des troubles dans les virages à basses et hautes vitesses, en plus d’être compliquée à régler selon les circuits.

De l’avis de Stroll, elle est pire que l’an dernier.

«Des malchances, un manque de performance de notre voiture par rapport au début de saison et des rivaux qui s’améliorent, c’est la tempête parfaite», a aussi signalé Alonso.

Frustrant pour un pilote de 43 ans double champion du monde d’être dans cette position alors que sa carrière tire à sa fin?

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Week-ends de la marmotte

«Pas vraiment. Le plus frustrant dans tout ça, c’est de devoir expliquer notre situation et nos problèmes devant les médias à chaque course, a-t-il lâché avec un sourire en coin en réponse à la question du Journal après des qualifications désastreuses à Vegas.

«Ce n’est rien contre vous, membres des médias, a-t-il enchaîné en riant. Mais on essaie constamment d’expliquer ce qui nous arrive et ce qui ne va pas. C’est toujours pareil. Ce l’est ici, ce le sera au Qatar et la même chose à Abou Dhabi. Ces explications font partie de nos week-ends de course.»

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«Mais soyons clair, je ne suis pas heureux de ces résultats, pas plus que l’équipe ne l’est, a ajouté l’Espagnol avec un ton plus incisif. On ne peut pas rester frustrés. On doit apprendre et aller de l’avant, comme équipe, pour préparer la voiture 2025.

«On a la possibilité d’être meilleur. Pour l’instant, ce sera pareil jusqu’à la fin.»

Entre les lignes, cela signifie que Stroll et lui n’ont d’autres choix que d’endurer.

«C’est une bonne affaire que cette saison tire à sa fin. Ça nous donnera une pause pour souffler, réfléchir, se regrouper et repartir à neuf pour 2025, a indiqué le vétéran pilote espagnol. J’espère qu’on aura appris de nos erreurs de 2024.»

Espoirs vivants

Selon lui, l’espoir est bien en vie en prévision de 2025. Et 2026 aussi. Il prône la patience.

L’arrivée du véritable gourou des bagnoles de course, Adrian Newey, sera une bénédiction pour l’écurie qui a établi ses quartiers généraux à Silverstone. Comprenant une soufflerie et un simulateur, le campus est à la fine pointe de la technologie.

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Il n’y aura plus d’excuse avec toutes les sommes englouties et la présence de l’ingénieux druide qui a dessiné une douzaine de monoplaces ayant remporté des championnats du monde chez les constructeurs.

L’homme entrera en fonction le 1er mars prochain en ayant du pain sur la planche, dont l’intégration d’un nouveau moteur arrivant de chez Honda. Mais ça, c’est pour la nouvelle génération de monoplaces de 2026.

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