Est-ce qu’on capote plus qu’avant avec la neige au Québec?


Andrea Lubeck
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Écoles fermées, des dizaines d’articles dans les médias, avertissements de toutes sortes: la deuxième tempête en quelques jours au Québec fait beaucoup jaser. La question qu'on se pose: est-ce qu'on capote plus qu’avant avec la neige et est-ce qu'on en parle trop?
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Les médias ont raison de parler autant des tempêtes de neige, croit le présentateur météo à MétéoMédia, Patrick de Bellefeuille. Selon lui, c'est leur job d'informer le public sur les conséquences possibles des événements météorologiques.
«Depuis le début, il y a toujours ceux qui vont nous dire: “Merci de nous prévenir! Une chance qu’on a l’information, ça nous permet de prendre des décisions”, alors que d’autres nous disent: “Arrêtez de vous énerver, c’est ça l’hiver au Québec”. Mais je pense qu’il faut le dire, ne serait-ce que pour éviter des accidents de la route ou un carambolage. On ne crie pas au loup», affirme celui qui compte 37 ans de métier.
Dans ses bulletins, il s’efforce d’ailleurs de donner des infos utiles pour affronter les conditions météo.
«Chez MétéoMédia, on essaie depuis les années 90 d’adapter l’information. Comment les prévisions vont-elles affecter Monsieur et Madame Tout-le-Monde? On va donc te dire que sur une route sur laquelle le vent a de l’emprise, il y a plus de chances d’avoir des lames de neige, que la visibilité soit moins bonne», mentionne-t-il.
Patrick de Bellefeuille rappelle finalement que la météo n’affecte pas chaque personne de la même manière. On peut penser aux parents qui doivent s'organiser parce que les écoles sont fermées ou encore aux déneigeurs et aux amateurs de ski qui sont contents de voir toute la neige tombée.

Les Québécois et la météo
Une autre raison qui peut expliquer qu’on parle autant des tempêtes dans les médias: on aime ça, au Québec, parler de météo.
«Ça s’explique en partie dû au fait qu’on a de grandes variations météorologiques et, culturellement, ça a beaucoup d’importance», souligne Jean-François Dumas, président d’Influence Communication, une entreprise qui analyse les médias québécois.
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«Au moins une ou deux fois par hiver, une des nouvelles les plus médiatisées, ça va être la tempête de neige. Celle qu’on vit en ce moment n’accotera pas les tarifs douaniers de Donald Trump, mais elle se retrouverait en bonne position dans un top 20 des nouvelles de l’année jusqu’à maintenant», illustre-t-il.
À son avis, il y a aussi un effet d’entraînement qui peut expliquer qu’on publie autant de contenus sur la météo.
«Dame Nature est la seule personne de qui on peut parler en mal sans craindre de se faire poursuivre. Elle représente un bon exutoire», ajoute-t-il à la blague.