Tous les résultats
Publicité

Voici pourquoi votre rue n’est parfois pas déneigée malgré les pancartes orange installées

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Photo portrait de Sarah-Florence  Benjamin

Sarah-Florence Benjamin

2025-02-08T13:30:00Z

Partager

Ça peut être frustrant de revenir à la maison et de voir que sa rue n’a pas été déneigée, même si des affiches orange interdisant le stationnement avaient été installées. Qu’est-ce qui peut expliquer que toutes les rues ne sont pas déneigées comme prévu lors d’une opération? On vous explique.

• À lire aussi: Pourquoi les pistes cyclables sont (souvent) déneigées avant les rues et les trottoirs

Les pancartes orange indiquant qu’il faut libérer un côté de la rue pour l’opération de déneigement, appelées «lexan», sont généralement posées la veille pour le déneigement de jour (7h à 19h) et le jour même (avant 15h) pour celui de nuit (19h à 7h).

«Les routes de déneigement sont planifiées en fonction des prévisions d’avancement [des opérations déneigement]. Le matin, on prépare nos routes et on va poser les lexan», explique le porte-parole administratif à la Ville de Montréal, Philippe Sabourin.

Les retards peuvent être causés par plusieurs facteurs, précise-t-il.

Publicité

Voitures stationnées

Les voitures laissées sur le chemin des déneigeurs sont l’une des sources de retard.

«À Montréal, on doit déplacer 80 autos à l’heure. Dans Le Plateau-Mont-Royal, c’est 900 déplacements de voitures stationnées par opération», souligne Philippe Sabourin.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Chaque fois que le convoi de déneigement doit s’arrêter le temps qu’une voiture soit remorquée, c’est une dizaine de minutes qui sont perdues et qui finissent par s’accumuler.

«C’est passible d’une amende de 189$, mais on ne se fait pas d’argent avec ça. À la fin de la journée, ça fait qu’on ne se rend pas [à l’objectif de la journée]», mentionne-t-il.

Bris

Des bris matériels peuvent aussi occasionner des retards sur l’horaire.

«On observe 10% à 15% de bris par opération. L’équipement est soumis à des stress intenses. Il y a des débris, des poubelles laissées dans les bancs de neige», précise Philippe Sabourin.

Même si des mécaniciens sont disponibles 24 heures sur 24 pour venir réparer l’équipement, ce n’est évidemment pas instantané.

Éviter les temps morts

Lorsqu’il est temps de planifier les routes de déneigement, la Ville préfère en prévoir plus que pas assez, pour que les équipes soient occupées à chaque instant de la journée. 

«On essaie de faire en sorte qu’on ne se retrouve pas sans rue bloquée si on a pris de l’avance», explique Philippe Sabourin.

Lors de la dernière opération de déneigement de janvier, 2500 appareils ont été déployés, ce qui représente 15 millions de dollars en coûts.

«C’est sûr qu’on préfère que le convoi ne soit pas ralenti. C’est pénible des fois le stationnement et le déneigement, mais c’est une job de collaboration entre les citoyens et la Ville», rappelle le porte-parole.

Publicité
Publicité