Eric Lindros a déjà été dans les souliers de Tua Tagovailoa

Agence QMI
Partager
Eric Lindros croit que le quart-arrière des Dolphins de Miami Tua Tagovailoa devrait sérieusement réfléchir à ce que son avenir pourrait être s’il s’entête à poursuivre sa carrière de footballeur.
Le 12 septembre dernier, le pivot a de nouveau subi une commotion cérébrale. Il s’agissait de sa quatrième en cinq ans. Depuis, le réseau ESPN a appris que Tagovailoa n’avait pas l’intention de prendre sa retraite.
• À lire aussi: Reggie Bush dépose une poursuite contre son ancienne université et la NCAA
• À lire aussi: Les Vikings et Sam Darnold, la plus belle surprise du début de saison
• À lire aussi: NFL: les Dolphins perdent un autre quart-arrière
Lindros n’a jamais joué dans la NFL, mais il comprend mieux que quiconque les conséquences que les commotions cérébrales peuvent avoir sur un athlète.
«Il y a beaucoup plus dans la vie que le sport. On pratique un sport pendant longtemps. Espérons que ce ne soit pas plus que la moitié de nos vies, n'est-ce pas?» a indiqué Lindros au réseau Sportsnet, lorsqu’il a été questionné sur la situation du Tagovailoa.
La carrière de l’ancien joueur-vedette dans la Ligue nationale de hockey (LNH) a été profondément marquée et écourtée par les commotions cérébrales. En 2000, après huit saisons avec les Flyers, Lindros était à la croisée des chemins, comme Tagovailoa l’est en ce moment.
«J'avais un choix à faire quand j'ai quitté Philadelphie et attendu d'être échangé, a dit celui dont le différend avec l'organisation des Flyers l'a privé de toute une saison avant d'être échangé aux Rangers de New York. Je pensais que je pouvais revenir, jouer, être en bonne santé et être le même joueur que j'étais avant, le même joueur que j'étais à Philadelphie. Mais je ne l'ai jamais été.»
«Tu ne réfléchis pas aussi vite, tu ne réagis pas aussi rapidement. Tu vas bien dans la vie de tous les jours, mais [dans un match] tu prends des décisions en une fraction de seconde et essaies de faire les meilleurs choix. Et il y a aussi la peur de se blesser à nouveau.»
Lindros a finalement pris sa retraite cinq saisons plus tard.
Et si?
Environ deux décennies plus tard, l’Ontarien de 51 ans se demande s’il n’aurait pas dû accrocher ses patins plus tôt.
«Est-ce que j’aurais dû revenir après Philadelphie? Je ne le sais pas. J’aimais tellement ce sport. C’est ça le problème. J’aimais tellement le sport et j'avais été autorisé à rejouer par certains médecins. J'avais été autorisé par le médecin que j'avais consulté à Montréal, c'était le spécialiste de l'époque. Donc, je pensais que tout irait bien.»
Ce ne fut évidemment pas le cas. Malgré son expérience personnelle, Lindros ne veut pas dire à Tagovailoa quoi faire.
«Ce n'est pas à moi de dire à quelqu'un ce qu'il doit faire, mais parfois, il faut intervenir pour quelqu'un qui ne sait peut-être pas où il en est», a-t-il affirmé.
«Chacun traverse ses propres épreuves, et c'est bien quand les gens en parlent et essaient de trouver une solution. Tourner en rond n'amène à rien. Je ne suis qu'une personne. Chaque corps est différent.»