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Équipe canadienne: l'équipe masculine de natation en bonne posture pour freiner une longue disette à Paris

Photo Ian MacNicol Natation Canada
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-05-20T17:32:21Z

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TORONTO | Dans l’ombre de l’équipe féminine qui a remporté six médailles aux Jeux olympiques de Rio en 2016 et de Tokyo en 2021, la formation masculine peut légitimement aspirer à un premier podium depuis 2012 cet été à Paris.

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Mené par Josh Liendo qui a réalisé un record personnel, dimanche, au 100 m papillon et réussi le temps le plus rapide sur la scène internationale cette année, le Canada mise sur sa meilleure équipe masculine depuis longtemps.

Photo Ian MacNicol Natation Canada
Photo Ian MacNicol Natation Canada

«C’était notre stratégie et notre plan de développer l’équipe masculine, a souligné le directeur de la haute performance et entraîneur-chef John Atkinson. C’est plus long de développer des nageurs masculins. Les hommes sélectionnés pour Paris pourraient être tous de retour en 2028 à Los Angeles.»

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À la tête des meilleurs éléments de moins de 18 ans dont Liendo et Finlay Knox qui se sont réunis pour un camp à Trinidad-et-Tobago en 2017, on retrouvait le vétéran entraîneur montréalais Ken McKinnon.

Satisfait des résultats

Retenus pour Paris, Tristan Jankovics et Lorne Wigginton proviennent aussi de ces camps sans compter l’arrivée surprise d'Ilya Kharun qui avait été sélectionné pour le Championnat Panpacifique junior en 2022 sous les couleurs des États-Unis avant de réaliser qu’il ne possédait qu’un passeport canadien même s’il avait vécu pratiquement toute sa vie à Las Vegas.

«Cette initiative a été très bonne et nous l’avons répété en 2018 et 2019 en Floride, a indiqué McKinnon qui est l’entraîneur responsable du développement des espoirs à Natation Canada. À Trinidad, Mark Tewksbury a présenté trois conférences et j’avais les larmes aux yeux à la dernière. Il a agi comme mentor auprès de nos jeunes.»

«Après la pandémie, on a recommencé en 2023 à UBC dans un environnement idéal, de poursuivre McKinnon. Nous sommes heureux des résultats. Ce sont des camps exigeants où on développe la détermination et la tactique de course.»

En 2012 aux Jeux de Londres, Brent Hayden au 100 m libre et Ryan Cochrane au 1500 m ont été les derniers médaillés canadiens. Mené par Liendo dont la sœur a interprété l'hymne national à quelques reprises lors des Essais qui ont pris fin dimanche au Centre sportif panaméricain de Toronto, le relais 4x100 m libre a terminé au quatrième rang à Tokyo.

«On a besoin du Québec»

Sur la scène québécoise, quelques hommes se retrouvent parmi les meilleurs au pays. Patrick Hussey s’est qualifié pour Paris au 4x200 m libre alors qu’Antoine Sauvé et Édouard Fullum-Huot sont venus près de réaliser le même exploit sans compter qu'Eric Brown et Timothé Barbeau ont remporté l’or respectivement au 1500 m et au 800 m sans toutefois réussir le standard olympique.

«On a besoin du Québec, a déclaré McKinnon. C’est encourageant. Quand je coachais au Québec, l’équipe de l’Université Laval de Jean-Marie de Koninck était très forte. C’est possible d’avoir du succès. Le Québec est l’une des plus grosses provinces et mise sur des installations et des entraîneurs de qualité.»

«Les résultats des Québécois aux Essais sont très encourageants, d’ajouter McKinnon qui a été intronisé au Temple de la renommée de la Fédération de natation du Québec (FNQ) en 2019. On pousse fort pour développer le programme d’aérobie et le Québec embarque dans le projet.»

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