Environnement: «On est moins bons que les États-Unis sous Trump», estime Steven Guilbeault

Olivier Boivin
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Les reculs du Canada en ce qui a trait à l’environnement sont tels que le pays risque de faire moins bonne figure cette année à ce chapitre que les États-Unis de Donald Trump, selon l’ex-ministre Steven Guilbeault.
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En entrevue à l’émission de Benoît Dutrizac à QUB radio lundi, le député, qui quittera la vie politique cet été, a estimé qu’un piètre bilan attend le Canada à la fin de l’année.
« Je ne suis pas sûr, parce que les analyses vont être faites, mais d’après ce que je peux voir – puis bon, j’ai été ministre de l’Environnement pendant quatre ans –, notre bilan, à la fin de l’année, quand on va faire les évaluations, ça va démontrer qu’on a pris tellement de recul qu’on est moins bons que les États-Unis sous Donald Trump », a-t-il dit.
Depuis son élection au printemps 2025, le premier ministre Mark Carney a multiplié les annonces ayant pour effet de retirer des mesures mises en place pendant que M. Guilbeault était ministre de l’Environnement.
Il a notamment abandonné la taxe carbone fédérale, suspendu les quotas de véhicules électriques et adopté une loi permettant la suspension de lois environnementales.
Un accord a aussi été conclu avec l’Alberta pour mettre fin au plafond des émissions du secteur pétrolier.
Plusieurs projets de pipelines pétroliers et gaziers ont aussi été annoncés.
De son côté, le président américain a lui aussi délaissé de nombreuses mesures environnementales de son prédécesseur Joe Biden, mais selon Steven Guilbeault, plusieurs entreprises américaines continuent malgré tout leur transition vers des énergies vertes.
« Dans le secteur de l’électricité aux États-Unis, il y a encore beaucoup de charbon, puis là, c’est en train d’être remplacé soit par du gaz naturel ou beaucoup par les [énergies] renouvelables », avance-t-il.
« Malgré Donald Trump, le bilan des Américains à la fin de l’année sera probablement plus positif que le nôtre », répète l’ex-ministre.
Malgré les reculs, M. Guilbeault estime que Mark Carney a quand même à cœur l’environnement... mais moins qu’avant.
« J’ai fini par comprendre que l’approche de M. Carney sur la question de la lutte aux changements climatiques, c’est une approche où le gouvernement n’a pas un gros rôle à jouer, [et où] on va laisser faire le marché », a-t-il mentionné.
« Je pense que pour lui, c’est encore important la question du climat, mais certainement pas autant que ça l’était quand il était envoyé spécial des Nations Unies », a-t-il continué.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus