Les extraordinaires séries du Canadien sont terminées. Le tournoi de Wimbledon s’est conclu par le 20e sacre en carrière de Novak Djokovic dans un tournoi du Grand Chelem. Il est maintenant temps de revenir à des dossiers qui ont été laissés en suspens dans les dernières semaines.
Celui du cas de dopage de Jean Pascal est en haut de la liste. Ce qui est arrivé au mois de mai est grave. L’un des meilleurs boxeurs de l’histoire au Canada a été déclaré positif avec trois stéroïdes anabolisants dans son organisme.
Depuis l’annonce, il a payé un prix fort. Il a perdu sa bourse millionnaire pour affronter Badou Jack, et sa réputation dans le milieu de la boxe en a pris pour son rhume. Vendredi, il a été dépouillé de son titre régulier de la WBA. Une autre gifle au visage pour celui qui était un grand défenseur pour un sport propre.
Pour le moment, il s’est limité à deux déclarations sur les réseaux sociaux. Il n’est pas encore prêt à donner des entrevues. Dans sa dernière missive publiée samedi, je lui donne raison pour une chose : peu importe ce qu’il va dire pour se défendre ou prouver son innocence, il ne sera pas entendu.
Question cruciale
Toutefois, il n’a pas répondu à une question cruciale : comment ces produits se sont-ils retrouvés dans son corps ? On ne réagit pas positivement à l’EPO par hasard. Ça prend une série d’injections.
Pascal a toujours été un athlète pointilleux dans toutes les facettes de sa carrière. Il aime être en contrôle de ses affaires. J’en ai été témoin à quelques occasions.
Alors, comment a-t-il pu être assez naïf pour ne pas savoir, avec exactitude, quels produits on lui injectait durant son camp d’entraînement à Porto Rico ? C’est l’une des parties de l’histoire qui me turlupine. Un jour, il faudra qu’il fournisse des explications.
Pour ce qui est du préparateur physique qui avait été embauché pour ce camp, Angel Martinez, il fait mal paraître sa profession. Je connais plusieurs bons préparateurs physiques au Québec qui font un excellent travail avec des athlètes de haut niveau. Si j’étais Pascal, j’en contacterais un parce qu’ils sont plus compétents que Martinez.
Le tour de force de Leon
Dans sa deuxième déclaration, Pascal a indiqué qu’il voulait poursuivre sa carrière. Pas de retraite en vue pour l’athlète qui aura 39 ans au mois d’octobre. Il ne veut pas conclure son parcours par une histoire de dopage.
C’était prévisible. En participant au programme de VADA, il devra démontrer qu’il est propre avant de remonter sur le ring. Par la suite, la pression tombera sur les épaules de son gérant Greg Leon.
L’Américain devra convaincre un promoteur et un adversaire de donner une seconde chance à son poulain. Au cours de son association de 10 ans avec Pascal, il a réalisé plusieurs coups fumants. Il est parvenu à trouver des combats payants au boxeur québécois contre des adversaires moins dangereux.
Il devra à nouveau sortir un lapin de son chapeau. Ce ne serait pas surprenant qu’il trouve les bons arguments pour convaincre les gens du milieu de la boxe. C’est un habile négociateur.
Pour ce qui est de Stéphan Larouche, le mystère plane. Est-ce qu’il poursuivra son association avec Pascal ? C’est 50-50 à l’heure actuelle. Larouche n’a pas apprécié de voir son nom associé à un cas de dopage et l’on peut très bien le comprendre.
Jean Pascal tentera de faire amende honorable. Il a un autre grand défi devant lui. Comme il a toujours fait, il ne reculera pas et il fera du mieux qu’il peut.
2. Shapovalov est sur la bonne voie

Denis Shapovalov n’a pas battu Novak Djokovic, mais il a gardé le respect de bien du monde. Il a tenu son bout, mais le vétéran a été plus opportuniste que lui. « Shapo » est sur la bonne voie et il est capable d’être compétitif sur une base régulière. J’ai aussi bien aimé la façon dont il a géré ses émotions durant la quinzaine. En demi-finale, ce fut un peu plus difficile sur ce plan, mais je ne suis pas inquiet pour lui. Dimanche, lors de la publication du classement de l’ATP, il sera dans le top 10. Tout un exploit !
3. Bettman et Kucherov l’ont échappé

Le commissaire Gary Bettman et l’attaquant Nikita Kucherov ne se sont pas fait d’amis après la victoire du Lightning. Lors de son discours, Bettman n’a même pas pris la peine de souligner le parcours du Canadien en séries. Il devrait suivre l’exemple de ses homologues de la NFL et de la NBA. Kucherov a écorché les partisans du Tricolore, Marc-André Fleury et Connor
Hellebuyck lors de sa conférence de presse. Ce n’est pas digne d’un gagnant de la coupe Stanley. C’est un excellent joueur, mais un mauvais gagnant.
4. McGregor est sur le déclin

C’est le triste constat qu’il faut faire après son troisième combat contre Dustin Poirier lors du gala UFC 264. C’est la roue qui tourne. Quand ses performances sont un peu meilleures, c’est son corps qui le lâche. Sa fracture à la cheville, c’est le fruit de l’accumulation des dures années d’entraînement et des combats. On peut se demander aussi si sa motivation est aussi forte qu’avant. C’est souvent ce qui arrive lorsqu’un athlète a des millions dans son compte de banque.
5. Les JO n’auront pas de saveur

On a eu la confirmation que les Jeux olympiques seront présentés à huis clos. C’est tellement décevant pour les athlètes qui viennent de passer les cinq dernières années de leurs vies à s’entraîner comme des forcenés. En plus de ne pas pouvoir compter sur la présence de leurs familles et de leurs amis, ils ne pourront même pas se produire devant des spectateurs... tout court ! Les grandes disciplines, comme la natation ou l’athlétisme, n’auront pas la même saveur que lors des olympiades antérieures. C’est maintenant garanti.

