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5 constats : le CH n’a pas de complexe à avoir

Le Canadien n’a rien à envier au Lightning de Tampa Bay.
Le Canadien n’a rien à envier au Lightning de Tampa Bay. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Mathieu Boulay
2021-06-28T02:27:44Z

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Le Canadien affronte le Lightning de Tampa Bay lundi soir dans le premier match de la finale de la Coupe Stanley. Même s’il affronte la meilleure formation de la LNH des dernières années, il peut se présenter sur la glace sans complexe d’infériorité. 

Et il a bien raison d’avoir cet état d’esprit. La troupe de Dominique Ducharme, qui a été dirigée de brillante façon par Luke Richardson au cours des quatre derniers matchs contre Las Vegas, n’a pas volé sa place en finale. 

Ils ont eu besoin de 17 matchs pour battre Toronto, Winnipeg et Las Vegas. Ils ne se sont pas qualifiés pour cette ultime série par la porte d’en arrière. Leur parcours est digne de mention, et ils méritent d’être respectés. 

Ce qu’ils viennent de réaliser n’est pas banal. C’est une première en 28 ans à Montréal. 

Par contre, comme ce fut le cas des trois autres séries, le Canadien est encore dans les bottines du négligé avant la première mise au jeu. Un rôle qu’il adore depuis le début des séries. 

Les joueurs doivent se motiver dans le vestiaire en se disant ceci : « Vous doutez de nous ? Pas de problème. On va vous prouver que vous avez tort ! »

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Ce type de phrase doit rouler en boucle dans leurs têtes. C’est une source de motivation extraordinaire. Un carburant qui leur permet d’avancer malgré les blessures et les moments plus difficiles lors des matchs. 

On peut être assuré qu’ils seront prêts à tout donner pour mettre la main sur la coupe Stanley. Ils n’ont pas fait tout ce chemin pour rien. 

La pizza de Danault 

On reproche souvent aux athlètes d’être drabes lors de leurs points de presse. Certains d’entre eux n’ont pas le goût d’y participer et le font sentir aux journalistes. 

Toutefois, il y a aussi des joueurs comme Phillip Danault. Que ce soit en saison régulière ou en séries, il fait toujours face à la musique. Depuis le début des séries, il a lancé une tradition qui fait sourire tout le monde. 

Lors des trois matchs où le Canadien a éliminé un adversaire, il a apporté une pointe de pizza lorsqu’il devait rencontrer les médias. Chaque fois, l’attaquant québécois l’a dégusté avec joie tout en répondant aux questions. C’est rafraîchissant de voir cela. 

Danault ne doit surtout pas changer. Il montre une facette des athlètes qu’on ne voit pas assez souvent.

Deux grands absents

Lors des célébrations de jeudi soir, j’ai bien aimé l’exubérance de Marc Bergevin. C’est beau de voir un directeur général serrer ses joueurs dans ses bras pour les féliciter. 

En même temps, j’ai eu une pensée pour l’entraîneur-chef Dominique Ducharme et l’attaquant Jonathan Drouin. Les deux Québécois n’ont pas pu contribuer aux succès de l’équipe. 

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J’aurais aimé être un petit oiseau pour observer les réactions de Ducharme durant les derniers matchs. Ça devait être une torture de regarder le spectacle en direct de son salon. Il devait se sentir tellement impuissant. Il pourra reprendre le collier seulement au troisième match de la finale. Je lui souhaite de ne plus jamais vivre pareille expérience durant sa carrière. 

Pour ce qui est de Drouin, c’est dommage qu’il ne soit pas dans le giron de l’équipe pour vivre ces moments exaltants. Il n’est pas dans la bulle du Canadien non plus. Il doit vivre un mélange d’émotions assez particulier en regardant son équipe. Ça doit être frustrant de ne pas être sur la glace pour aider ses coéquipiers.  

Si le Canadien gagne la coupe Stanley, ce serait bien de le voir sur la patinoire avec le reste de sa formation pour participer aux célébrations. Un sourire de Drouin avec le précieux trophée. Ce serait un scénario digne de Hollywood.  

2. Le CF Montréal doit rentrer à la maison

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Pendant que la ville vibre au rythme du Canadien, le CF Montréal est toujours coincé aux États-Unis pour disputer sa saison régulière. Il est temps que la Santé publique fédérale réévalue son dossier au plus vite. Si les Golden Knights ont eu le droit de disputer trois matchs à Montréal, une équipe américaine de la MLS doit avoir le droit de venir jouer un match au Stade Saputo ; surtout si elle est doublement vaccinée. On ne peut pas tout donner à une seule équipe et des miettes aux autres. C’est une question de cohérence.  

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3. FAA pourrait faire un bout de chemin

Photo AFP
Photo AFP

Le tournoi de Wimbledon s’amorce aujourd’hui. Félix Auger-Aliassime a eu un tirage au sort favorable. Avec ses succès dans ses deux tournois sur gazon, je crois que le Québécois peut faire un bout de chemin dans ce tournoi du Grand Chelem. Une place en ronde des 16 ? Possible, même s’il y a toujours des impondérables et des surprises dans le tableau principal durant la quinzaine. Pour atteindre cet objectif, il devra être en mesure de gérer ses émotions dans les moments-clés et d’avoir du succès avec sa première balle au service.  

4. Les retraites dans la LCF étaient prévisibles

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Les équipes de la LCF continuent de se préparer pour leurs camps d’entraînement, qui commencent le 10 juillet. Dans la dernière semaine, plusieurs joueurs ont annoncé leur retraite. C’était prévisible avec la pandémie. L’annulation de la saison 2020 a forcé les joueurs à se trouver du boulot à l’extérieur du football. Plusieurs d’entre eux ont pris goût à ce mode de vie. C’est normal de vouloir de la stabilité tout en étant payé de façon décente. Ils peuvent également préserver leur santé.  

5. La culpabilité de Pascal ne fait plus de doute

Photo USA TODAY Sports
Photo USA TODAY Sports

Jean Pascal a été déclaré positif à un autre test antidopage. Il n’y a plus de doute : il s’est dopé pour avoir un avantage sur son adversaire, Badou Jack. Un triste dénouement pour celui qui était considéré comme l’un des meilleurs boxeurs canadiens de tous les temps. Pascal doit faire face à la musique maintenant. Il est temps qu’il fournisse des explications à ses partisans qui ont payé des billets pour ses combats pendant la dernière décennie. Ce n’est pas un souhait, mais une obligation. 

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