Écœurantite à Edmonton

Jonathan Bernier
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Pandémie à part, les années se suivent et se ressemblent dans l’environnement des Oilers. En début de saison, on jette un coup d’œil à leur formation, on se dit que l’attaque fera des étincelles. Puis, en cours de route, tout s’écroule.
Depuis qu’ils ont atteint la finale de la Coupe Stanley, au printemps de 2006, les prochains adversaires du Canadien n’ont participé aux séries éliminatoires qu’à une seule occasion, se faisant montrer la sortie au deuxième tour en 2017.
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Qu’en est-il de leur présence dans la bulle d’Edmonton, l’été dernier ? Ils ont été éliminés par les Blackhawks de Chicago dès la ronde de qualification. Donc, techniquement, ils n’ont pas pris part aux séries éliminatoires de 2020.
«L’an passé, ça ne compte pas», a même indiqué Connor McDavid en visioconférence, plus tôt cette semaine.
Pourtant, il y avait lieu d’espérer beaucoup mieux, les Oilers ayant terminé au cinquième rang de l’Association de l’Ouest.
«Ce fut une amère déception, a reconnu Ken Holland, le directeur général de la formation albertaine. Nous avons joué de façon désastreuse. Espérons que ça a servi de motivation aux gars et qu’ils seront déterminés et dévoués à effectuer les petits détails qui permettent de garder la rondelle hors du filet.»
Tannés de perdre
Tout premier choix du repêchage de 2015, McDavid a célébré son 24e anniversaire de naissance, mercredi. Bien qu’il soit encore dans la fleur de l’âge, le capitaine des Oilers commence à sentir que le temps presse.
«Les années passent vite. J’ai participé aux séries une seule fois depuis que je suis à Edmonton. Je commence à ressentir l’urgence. Je veux jouer dans des matchs cruciaux et essayer de gagner quelque chose», a-t-il déclaré.
Évidemment, il n’est pas le seul. Darnell Nurse et Zack Kassian en sont deux autres qui amorcent leur sixième saison dans la capitale albertaine. Ils espèrent que la saison qui commence leur permettra de passer à une autre étape.
«On n’a pas gagné grand-chose depuis que je suis ici. On a connu de bons moments, de bonnes séquences, mais on a connu beaucoup plus d’échecs et de périodes frustrantes», a souligné Kassian.
«Le cœur de cette équipe, qui est en place depuis un bout de temps, en a assez de perdre, a martelé Nurse. On veut gagner, on est affamés.» Mais qui ne l’est pas ?
«Vouloir gagner, tu peux le dire tant que tu veux, mais ce qui fait foi de tout et qui transforme ce désir en réalité, c’est la volonté de travailler et se donner à fond tous les jours. C’est là que nous en sommes présentement», a soutenu le défenseur.
Diversifier l’attaque
Au sein d’une ligue aussi compétitive, on a beau miser sur deux des meilleurs pointeurs du circuit, si le reste de la bande ne suit pas, on n’est guère plus avancé. L’an dernier, quatre joueurs (McDavid, Leon Draisaitl, Kassian et Ryan Nugent-Hopkins) se sont divisé 80 des 141 buts (56,7 %) inscrits par les attaquants des Oilers à forces égales.
Dans cette optique, Holland a fait des emplettes au cours de la saison morte. En attaque, il a acquis les services de Kyle Turris et de Dominik Kahun, en plus de rapatrier Jesse Puljujarvi, exilé en Finlande lors des deux dernières campagnes.
«On a ajouté de la profondeur au bas de notre alignement, a indiqué Holland. L’an dernier, ce groupe nous a donné un coup de pouce en infériorité numérique et en disputant de bonnes minutes. On souhaite qu’il continue de le faire, mais on aimerait qu’il participe un peu plus en attaque.»
À la ligne bleue, Tyson Barrie et Slater Koekkoek sont venus gonfler les rangs de la brigade défensive.
C’est mieux. Un peu. Mais ça ne règle pas tout. Et il reste encore de grands points d’interrogation devant le filet avec Mikko Koskinen et Mike Smith.