Du café noir et «le plus fort possible» pour Ann-Renée Desbiens


Benoît Rioux
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La gardienne de but Ann-Renée Desbiens est apparue fatiguée physiquement et mentalement. On le serait à moins après la défaite crève-cœur subie par l’équipe canadienne lors de la finale de la médaille d’or, jeudi dernier, à Milan.
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« Disons que je vais vivre sur le café dans les prochains jours », a-t-elle lancé, mercredi, après l’entraînement matinal de la Victoire de Montréal tenu à l’Auditorium de Verdun.
Du café noir ?
« Le plus fort possible », a-t-elle répondu du tac au tac.
Un feu roulant
De nature joviale, Desbiens digère mal la défaite et on peut la comprendre. Les Canadiennes étaient à exactement 124 secondes de battre les Américaines, qui, après avoir égalé le pointage en fin de troisième période, l’ont emporté en prolongation.

Dans ce match historique, la gardienne québécoise avait multiplié les arrêts, soit un total de 31, pour garder vivant l’espoir du Canada.
« Il n’y a pas beaucoup de temps qui s’est passé depuis cette défaite en finale, a résumé Desbiens. On est revenus il y a deux jours, pendant la nuit. On est ici, ce matin [mercredi], et on part pour New York tantôt. Je dois aller faire mes valises chez nous et essayer de ne pas rater l’avion. »
Poulin absente à l’entraînement
Les activités reprennent dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) tandis que la Victoire a rendez-vous avec les Sirens de New York, jeudi soir, dans l’amphithéâtre des Devils, au New Jersey. Parmi les autres membres de l’équipe canadienne, Marie-Philip Poulin et Erin Ambrose étaient absentes de l’entraînement, mercredi à Verdun, et elles représentent des cas douteux pour la partie.
« Je crois qu’à chaque fois que tu perds une finale pour une médaille d’or, tu risques d’y penser pendant des années et des années », a témoigné à son tour l’entraîneuse en chef de la Victoire, qui était dans le personnel d’instructeurs de l’équipe canadienne à Milan.
« Le vol de 11 heures pour revenir était assez long pour nous ramener dans la réalité, a-t-elle ajouté, mentionnant qu’il y a eu certains délais pour rentrer à Montréal. Chose certaine, je suis heureuse de retrouver le groupe. »
Objectif : la Coupe Walter
Un match contre les Sirens et l’éventuelle course aux séries éliminatoires dans la LPHF sauront naturellement rallier les troupes vers un nouvel objectif commun : la conquête de la Coupe Walter.
« Il faut mettre le reste de côté et faire ce qu’il y a de mieux pour l’équipe », a convenu Desbiens.
Pour la fatigue accumulée, ça va finir par passer.
« Ça fait partie du métier, a noté la gardienne. Tu dors quand tu peux et t’essaies de récupérer. »
En attendant, il y a toujours le café comme solution temporaire.