«C’est un sentiment difficile»: la médaille d’argent gagnée aux Jeux olympiques de Milan est encore dure à accepter, selon Nick Suzuki


Jonathan Bernier
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Dans le registre des défaites difficiles à avaler, s’incliner lors d’un septième match de la finale de la Coupe Stanley et s’incliner lors de l’affrontement pour la médaille d’or olympique doivent arriver en tête de liste.
Surtout lorsque ces revers surviennent en prolongation, comme ce fut le cas pour Nick Suzuki et l’équipe canadienne dimanche dernier, à Milan.
« C’est un sentiment difficile [à vivre]. Tout le monde a tout donné », a lancé le capitaine du Canadien, de retour à l’entraînement après sa présence aux Jeux olympiques.
« La plus grande leçon, c’est probablement que c’est vraiment [un tournoi] difficile à gagner. Tu as l’impression de faire tout ce qu’il faut pour te placer en position de le faire, puis le résultat n’est finalement pas en ta faveur », a-t-il poursuivi.

L’Ontarien de 26 ans a assurément laissé une belle carte de visite aux décideurs de Hockey Canada. En plus d’être fiable défensivement, il a inscrit deux buts, dont celui qui a permis au Canada de niveler la marque en toute fin de troisième période face à la République tchèque, lors des quarts de finale.
Ami avec les ennemis
Malgré la déception, il revient à Montréal avec un bagage d’expérience rempli par la présence des vétérans de la trempe de Sidney Crosby et de Drew Doughty.
D’ailleurs, n’en déplaise aux partisans du Canadien, Suzuki a nommé deux ennemis jurés de l’équipe au moment de désigner les coéquipiers qui l’avaient le plus marqué au sein de l’équipe canadienne.
« [Brad] Marchand et [Mark] Stone sont des personnes fantastiques, des gars très présents dans le vestiaire, a-t-il soutenu. Ils nous aidaient dans la compréhension des systèmes de jeu. »
La fin du tournoi olympique ne s’est pas non plus déroulée comme Juraj Slafkovsky l’avait prévu. L’attaquant du Canadien et ses compatriotes slovaques ont dû se contenter du quatrième rang après avoir remporté le bronze, il y a quatre ans, à Pékin.
« C’est choquant. On est passé tellement proche. On tirait de l’arrière par un seul but avec une période à jouer. Puis, tout a dérapé », a-t-il déclaré à propos de ce revers de 6 à 1.
Un bel avenir pour la Slovaquie
Néanmoins, les Slovaques ont eu de quoi rentrer à la maison la tête haute. Ils ont pris le quatrième rang d’un tournoi impliquant les joueurs de la LNH. Ce qui n’était pas le cas lors de l’olympiade précédente.
« On s’est bien battu. C’est quand même un bon résultat pour notre pays », a-t-il reconnu, du bout des lèvres.
« En plus, on avait une équipe passablement jeune. Des jeunes affamés, a-t-il poursuivi. Maintenant, il faut prouver ce que l’on sait faire chaque fois qu’on est présent lors des championnats du monde et lors des Olympiques. »
Il reviendra à Slafkovsky de montrer la voie à suivre. D’ailleurs, pour la deuxième fois en autant de tournois olympiques, l’attaquant du Tricolore, auteur de huit points en six matchs, est reparti avec un honneur individuel.
Joueur le plus utile de la compétition à Pékin, il a, cette fois, été élu sur l’équipe d’étoiles.
« J’ai connu un bon départ. J’aurais peut-être pu faire mieux à la fin, lors de la demi-finale et lors du match pour la médaille de bronze », a-t-il indiqué.
Quoi qu’il en soit, c’est le genre d’expérience qui lui a sans doute permis de développer certaines qualités de meneur.