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Donald Trump suggère de combattre la criminalité en instaurant «une journée vraiment violente»

AFP
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2024-09-30T20:30:18Z

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Donald Trump a déclaré que la criminalité pourrait être éradiquée grâce à «une seule journée vraiment violente», une idée comparée au scénario du film The Purge.

De passage dimanche dans la ville d’Érié, en Pennsylvanie, le candidat républicain a affirmé que la criminalité était «hors de contrôle» aux États-Unis et que des cambrioleurs pouvaient dévaliser des commerces sans que la police ne puisse intervenir.

«Vous voyez ces gars sortir avec des climatiseurs et des réfrigérateurs sur le dos, la chose la plus folle. Et la police n’est pas autorisée à faire son travail. On leur dit: “Si vous faites quoi que ce soit, vous allez perdre votre pension”», a-t-il avancé.

«Ils ne sont pas autorisés à le faire parce que la gauche libérale ne veut pas les laisser faire. La gauche libérale veut les détruire, et elle veut détruire notre pays», a-t-il ajouté.

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Une proposition comparée à The Purge

L’ancien président a ensuite lancé à la foule qu’il suffirait de faire peur aux criminels pour régler le problème.

«Si vous aviez eu une journée vraiment violente, a-t-il déclaré. Une heure brutale. Et je veux dire, vraiment brutale. Le mot se passerait et ça s’arrêterait immédiatement.»

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Le commentaire a créé un tollé sur les réseaux sociaux, alors que plusieurs internautes ont comparé son plan aux solutions présentées dans le film d’horreur dystopique The Purge.

Dans le film, l’effondrement économique des États-Unis a mené à l’élection d’un nouveau parti politique radical qui propose de mettre fin à la criminalité en instaurant un programme de légalisation de tous les crimes, incluant les meurtres, pendant une période de 12 heures chaque année. Cette mesure est présentée comme ayant fait presque complètement disparaître la criminalité.

Le responsable des communications de la campagne de Donald Trump, Steven Cheung, a tenté de diminuer l’importance des propos de l’ancien président dans les heures qui ont suivi le rassemblement, martelant qu’il avait «clairement fait une blague».

Un habitué des idées radicales et violentes

Donald Trump a l’habitude de proposer des sanctions sévères à l’endroit des criminels.

L’année dernière, il a affirmé qu’il désirait autoriser la police à tirer sur les voleurs à l’étalage s’il était élu.

«Nous mettrons immédiatement fin à tous les pillages et à tous les vols. C’est très simple: si vous volez dans un magasin, vous pouvez vous attendre à être abattu à la sortie du magasin», avait-il déclaré.

En 1989, le milliardaire a publié une pleine page de publicité dans un journal pour plaider en faveur de la peine de mort à la suite du viol violent d’une joggeuse dans Central Park, à New York.

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Les cinq jeunes accusés, qui avaient finalement plaidé non coupables, ont été condamnés à tort à de longues peines de prison à l’issue du procès, malgré l’absence de preuves contre eux.

En 2002, soit près de 10 ans plus tard, un violeur en série condamné a avoué le crime. Un test d’ADN a également confirmé qu’il était l’auteur du viol et du meurtre de la joggeuse dans Central Park.

Donald Trump a pour sa part toujours refusé de s’excuser pour sa prise de parole.

- Avec les informations du Guardian et du Washington Post

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