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Les démocrates sont-ils responsables des tentatives d’assassinat contre Donald Trump?

Lors de la convention républicaine de juillet dernier, Donald Trump portait un pansement à l’oreille après la première tentative d’assassinat à son endroit.
Lors de la convention républicaine de juillet dernier, Donald Trump portait un pansement à l’oreille après la première tentative d’assassinat à son endroit. Photo AFP
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2024-09-18T15:36:05Z

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Donald Trump a accusé Kamala Harris et Joe Biden d’être directement responsables des deux tentatives d’assassinat qui l’ont visé depuis juillet. On se pose donc la question: les démocrates ont-ils vraiment contribué à ces attaques?

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Le suspect de la tentative d’assassinat qui a été déjouée le 15 septembre dernier «adhérait au discours de Biden et Harris, et a agi en conséquence», a déclaré Donald Trump sur les ondes de Fox News, lundi.

«Leur rhétorique fait que l’on me tire dessus, alors que je suis celui qui va sauver le pays et que ce sont eux qui le détruisent, de l’intérieur comme de l’extérieur», a-t-il poursuivi.

L’ancien président en a ajouté une couche sur son réseau social Truth quelques heures plus tard.

«À cause de ce discours de la gauche communiste, les balles sifflent et ça va aller qu’en empirant», a-t-il prédit.

Après la première tentative d’assassinat du 13 juillet dernier, lors de laquelle il a été blessé à l’oreille, le candidat républicain avait tenu un discours semblable. Le fait que les démocrates martèlent que sa réélection menacerait la démocratie américaine encouragerait de telles attaques, selon le milliardaire et certains de ses supporteurs.

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La faute aux démocrates?

Depuis son entrée en politique, Donald Trump «surfe, nourrit et offre un discours politique officiel qui soutient la violence et nuit à la démocratie», rappelle le chercheur à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand, Francis Langlois.

«Il a lui-même affirmé qu’il deviendrait autoritaire et qu’il poursuivrait ses adversaires dès le premier jour de son mandat s’il était réélu», ajoute-t-il.

Photo AFP
Photo AFP

Depuis 2020, l’ancien président martèle qu’il s’est fait voler la présidence. Il ne s’est d’ailleurs pas engagé à reconnaître les résultats électoraux de novembre en cas de défaite. C’est sans compter qu’il a été inculpé à l’été 2023 pour ses tentatives d’invalider la victoire de Joe Biden lors des dernières élections.

Difficile, donc, de blâmer les démocrates lorsqu’ils disent que la réélection de Donald Trump constituerait un danger pour la démocratie, affirme Francis Langlois.

La candidate démocrate, Kamala Harris
La candidate démocrate, Kamala Harris Photo MEGA/WENN

«Je ne crois pas que la rhétorique démocrate ait quoique ce soit à voir avec la tentative d’assassinat. Les démocrates ne font que rappeler les faits. Ce n’est pas une invitation au meurtre et à la violence.»

La violence politique en hausse

Francis Langlois rappelle que les attentats qui ont visé Donald Trump dans les derniers mois sont survenus alors que la violence politique est en progression aux États-Unis.

L’année dernière, la police du Capitole a enquêté sur plus de 8000 cas de menaces concernant des membres du Congrès. Il s’agit du deuxième total le plus élevé dans l’histoire du département.

Dans ce contexte, M. Langlois estime que c’est plutôt l’omniprésence du discours violent de Donald Trump dans les médias et sur internet, combiné à la facilité d’accès aux armes à feu, qui ont poussé des individus dérangés à orchestrer de tels événements dans les derniers mois.

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