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Trump a déjà réclamé l’exécution de 5 jeunes noirs et latinos innocents: on vous résume l’affaire «Central Park Five»

Donald Trump et les membres des «Central Park Five»
Donald Trump et les membres des «Central Park Five» Photos AFP et d'archives
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2024-09-11T20:09:23Z

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Kamala Harris a reproché à Donald Trump d’avoir milité pour l’exécution de cinq adolescents faussement accusés de viol et de meurtre au début des années 90. On vous explique l'implication du candidat républicain dans l’affaire des «Central Park Five», qui a retenti lors du débat présidentiel, mardi soir.

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«Rappelons-nous qu’il s’agit du même individu qui a payé une page de publicité complète dans le New York Times pour demander l’exécution de cinq jeunes garçons noirs et latinos qui étaient innocents», a lancé la vice-présidente après avoir reproché à son adversaire d’avoir longtemps refusé de louer ses logements à des personnes noires.

Kamala Harris faisait référence à une histoire judiciaire bien connue aux États-Unis: le procès des «Central Park Five».

En 1989, une joggeuse a été violée et tuée dans Central Park, en plein cœur de New York. Rapidement, cinq adolescents noirs et hispaniques de 14 à 16 ans, qui se trouvaient dans le parc ce soir-là, ont été arrêtés.

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Quatre d’entre eux ont signé des aveux après avoir été violemment interrogés par les policiers.

«Ramenons la peine de mort!»

Deux semaines après l'attaque, alors que la victime était toujours dans le coma et qu’aucun des jeunes n’avait officiellement été trouvé coupable, Donald Trump a payé 85 000$ pour acheter une page complète de publicité dans quatre journaux de la ville, dont le New York Times.

Le milliardaire a publié une lettre dans laquelle il demandait le retour de la peine de mort.

Capture d’écran fournie par NY DAILY NEWS ARCHIVE
Capture d’écran fournie par NY DAILY NEWS ARCHIVE

«Je veux haïr ces agresseurs et ces meurtriers. Ils devraient être forcés de souffrir et, lorsqu'ils tuent, ils devraient être exécutés pour leur crime. Ils doivent servir d'exemples pour que les autres réfléchissent longuement avant de commettre un crime ou un acte de violence. Je ne veux pas les psychanalyser, je veux les punir», lisait-on dans son plaidoyer.

Plusieurs analyses ont affirmé que la missive de Donald Trump avait participé à intensifier les tensions raciales dans la métropole américaine.

Les cinq jeunes, qui avaient finalement plaidé non coupables, ont été condamnés à de longues peines de prison à l’issue du procès, malgré l’absence de preuves contre eux.

En 2002, soit près de 10 ans plus tard, un violeur en série condamné a avoué le crime. Un test ADN a également confirmé qu'il était l'auteur du viol et du meurtre de la joggeuse dans Central Park.

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Trump persiste et signe

Depuis la disculpation des adolescents il y a plus de 20 ans, Donald Trump a toujours refusé de s’excuser pour sa prise de parole. À plus forte raison, mardi soir, il a laissé entendre que ces jeunes avaient commis le crime.

«Ils ont plaidé coupables [...]  Ils ont tué une personne, en fin de compte», a-t-il déclaré en réponse à Kamala Harris.

Le candidat républicain en a ajouté une couche après le débat, quand il a été confronté par Yusef Salaam, l’un des membres du «Central Park Five», qui s’était déplacé pour assister à l’événement.

Yusef Salaam lors de la convention démocrate en août dernier.
Yusef Salaam lors de la convention démocrate en août dernier. Getty Images via AFP

Alors que l'ancien président se tournait vers lui, plusieurs journalistes lui ont demandé s'il comptait s'excuser. «C’est bien, tu es de mon bord», a plaisanté l'ancien président à Salaam. 

«Non, non, je ne suis pas de ton bord», lui a alors répondu Salaam, qui a participé la convention démocrate pour appuyer Kamala Harris en août dernier.

− Avec les informations du Guardian, du New York Times et de NPR

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