Tous les résultats
Publicité

Des défenseurs droitiers à surveiller pour le CH

Getty Images via AFP
Photo portrait de Ian Gauthier

Ian Gauthier

2025-06-19T18:42:00Z

Partager

Le directeur général du Canadien de Montréal, Kent Hughes, devra gérer plusieurs dossiers dans les prochaines semaines afin de préparer sa formation pour la saison à venir et il lui faudra certainement s’attarder au flanc droit de sa défense. 

La retraite bien méritée du vétéran David Savard, au terme de la dernière campagne, crée un trou à droite. Alexandre Carrier est actuellement le seul défenseur droitier du Tricolore possédant une certaine expérience dans la LNH.

• À lire aussi: Le top 25 des joueurs autonomes dans la LNH

• À lire aussi: Si le Canadien suit ces deux étapes faciles, il gagnera la Coupe Stanley l'an prochain

Après Carrier, les meilleurs droitiers disponibles de l’organisation sont des espoirs, en l’occurrence David Reinbacher et Logan Mailloux. Si les deux sont relativement proches de la LNH dans leur progression, il serait risqué de les considérer comme des options sûres à Montréal pour la prochaine saison.

Bref, Hughes n’a pas trop le choix : il lui faudra faire une acquisition. Il peut toujours procéder à un échange, mais si rien ne fonctionne de ce côté, il pourra aussi se tourner du côté du marché des joueurs autonomes à compter du 1er juillet.

Les défenseurs droitiers de qualité n’y seront pas légion, mais il en existe tout de même quelques-uns qui pourraient mériter son attention... s’ils n’ont pas renouvelé leur entente avec leur équipe actuelle d’ici là.

Publicité

Les voici :

Aaron Ekblad

L’Ontarien de 29 ans, tout premier choix du repêchage de 2014 et nouvellement double champion de la Coupe Stanley avec les Panthers de la Floride, est l’un des plus gros noms disponibles sur le marché des joueurs autonomes en général.

Crucial dans le système de jeu floridien, costaud, robuste à souhait et difficile à affronter, Ekblad a été un joueur important dans les deux dernières conquêtes des Panthers. Également capable d’amasser une quarantaine de points en attaque, le défenseur a une seule faiblesse : c’est un habitué de l’infirmerie, lui qui n’a disputé que deux saisons complètes dans la LNH.

Il risque de ne pas être une aubaine non plus. Ekblad termine un contrat de huit ans qui lui rapportait 7,5 millions $ annuellement. Il est présentement au faîte de sa carrière et s’il quitte bel et bien les Panthers, il cherchera sans doute à obtenir une augmentation substantielle, d’autant plus que le plafond salarial des équipes de la LNH est appelé à monter de façon importante dans les années à venir.

N'empêche : s’il est bel et bien disponible au 1er juillet et que Hughes n’a pas encore trouvé de solution, Ekblad peut représenter un onéreux coup de circuit qui rendra immédiatement la défense montréalaise plus menaçante. Mais il devra être convaincant : la rumeur veut que les Ducks d’Anaheim, où il serait réuni avec son ancien entraîneur Joel Quenneville, sont sur les rangs pour l’obtenir.

Publicité

Henri Jokiharju

Voilà une acquisition qui pourrait ressembler à celle de Carrier : sans faire de vagues, Jokiharju s’est établi comme un défenseur décent au fil des 407 matchs qu’il a disputés dans la LNH après avoir été un choix de premier tour au repêchage de 2017.

À six pieds et 200 livres, le Finlandais de 26 ans n’est pas un colosse, mais il n’est pas un petit joueur non plus. Après plusieurs saisons passées avec les Sabres de Buffalo, Jokiharju a été échangé aux Bruins de Boston lors de la date limite des transactions, au printemps dernier.

Il a aussi fait belle figure dans l’uniforme de la Finlande à la Confrontation des 4 nations, en février. Une expérience valable pour Jokiharju, qui n’a pas encore disputé le moindre match en séries dans la LNH.

Il ne sera jamais un défenseur de première paire, voire de «top 4», mais il pourrait apporter expérience et profondeur malgré son jeune âge.

Il a touché 3,1 millions $, la saison dernière, en vertu d’un contrat d’une saison signé à l’été 2024 avec Buffalo.

John Klingberg

Ennuyé par une blessure à la hanche qui lui a fait rater plusieurs matchs au cours des deux dernières saisons, Klingberg, qui a déjà connu une campagne de 67 points dans la LNH, a vu son étoile pâlir un brin.

Publicité

Le Suédois de 32 ans a toutefois bien paru lors des dernières séries éliminatoires dans l’uniforme des Oilers d’Edmonton. Complètement remis de sa blessure, Klingberg a été un élément stabilisant au cœur d’une défense lourdement mise à l’épreuve.

«Ce n’est plus le défenseur offensif qu’il a été», expliquait récemment l’ancien arrière de la LNH Philippe Boucher, à l’émission JiC.

«Mais à Montréal, on cherche des joueurs qui pourraient faciliter l’arrivée des jeunes défenseurs droitiers qui ne sont pas prêts présentement ou qui ne seront peut-être pas prêts l’an prochain», a-t-il ensuite ajouté, estimant que Klingberg représentait donc une option valable pour le Tricolore.

Le gaillard de 6 pi 2 po termine un contrat d’une saison d’une valeur de 1,350 million $. Il ne sera sans doute pas trop gourmand sur le plan salarial lors de ses prochaines négociations.

Nick Perbix

Qui? Perbix n’est pas connu : il a passé la plupart de ses 220 matchs dans la LNH camouflé au sein de la troisième paire de défenseurs du Lightning de Tampa Bay, amassant au passage 13 buts et 50 aides pour 63 points... ce qui n’est pas si mal.

Mais c’est aussi là où le bât blesse. Doté de certaines qualités en attaque, Perbix a, en revanche, de petites carences dans son jeu défensif. C’est en partie pourquoi il n’a pas particulièrement pris de galon au cours des trois saisons qu’il a disputées dans la LNH.

Publicité

À 27 ans, sa progression n’est toutefois pas terminée. Nombreux sont les défenseurs qui ont réellement éclos après cet âge. Avec un partenaire décent à sa gauche, Perbix pourrait peut-être rendre de bons services au Tricolore.

À 6 pi 4 po et plus de 200 livres, il présente également un physique intéressant. Et après avoir touché 1,125 million $ au cours des deux dernières saisons, il ne risque pas de coûter très cher.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Mentions (plus ou moins) honorables

Ces quatre joueurs ne sont pas les seuls arrières droitiers qui pourraient se retrouver sur le marché au 1er juillet. En voici quelques autres :

Brent Burns

Il a connu une formidable carrière, mais il a 40 ans et il apparaît peu plausible qu’une aventure montréalaise l’intéresse à ce point-ci.

Cody Ceci

Il est gros, il est droitier, et il n’est pas très bon.

Tony DeAngelo

Peu imposant, pas toujours intelligent, DeAngelo a des habiletés offensives, mais n’a pas trop le profil d’une acquisition de Kent Hughes.

Dante Fabbro

Il aurait un profil plus intéressant pour le CH, mais les choses se sont si bien passées pour lui à Columbus, la saison dernière, que le voir quitter les Blue Jackets semble improbable.

Publicité
Publicité