Si le Canadien suit ces deux étapes faciles, il gagnera la Coupe Stanley l'an prochain


Kevin Dubé
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On dit souvent que les directeurs généraux de la LNH sont des copieurs. Qu'ils basent leur stratégie sur celles qui ont fonctionné pour les équipes championnes les plus récentes. On a donc décidé de faire pareil et on croit avoir trouvé la formule magique qui permettra au Canadien de remporter la Coupe Stanley dès l'an prochain.
Et ce ne sera pas si compliqué. Voici les deux étapes à suivre.
1. Ne pas racheter Patrik Laine et s'arranger pour qu'il se blesse à long terme au début du mois de février

En conservant les droits de Laine, le CH conservera également ses 8,7M$ sur le plafond salarial. En étant imaginatif et en s'arrangeant pour qu'il se blesse, ils pourront ainsi le placer sur la liste des blessés à long terme, ce qui fera en sorte que le CH pourra bénéficier d'un allègement sur la masse salariale qu'ils pourront utiliser pour faire l'acquisition d'un gros nom lors de la période des échanges. Pourquoi pas Sidney Crosby, tant qu'à y être? Puis, soudainement, Laine obtiendra le feu vert des médecins pour le début des séries, là où la masse salariale ne compte plus. Le CH pourra donc dépasser de 10 ou 15M$ la limite salariale, sans problème.
Les Golden Knights de Vegas ont été accusés de tricherie pour avoir utilisé ce stratagème, en 2023 et 2024, avec Mark Stone qu'ils n'ont activé que pour les séries, leur permettant de faire l'acquisition de gros salaires dont Noah Hanifin, Tomas Hertl et Ivan Barbashev.
Les Panthers ont aussi profité de cet allègement cette année en raison de la blessure à long terme à Matthew Tkachuk. Une blessure légitime, celà dit, mais là n'est pas le point.
Les Oilers sont d'ailleurs sous enquête, présentement, pour leur gestion de la blessure d'Evander Kane.
Si tout le monde le fait, pourquoi pas le CH?
2. Demander à Brendan Gallagher d'utiliser des produits dopants

Mais pas n'importe quand. Il faudrait, dans un monde idéal, qu'il se fasse prendre à partir du 62e match de l'année. Ainsi, ils seront soulagés de ses 6,5M$ de salaire sur la masse salariale jusqu'à la fin de la saison et pourront en profiter pour faire l'acquisition d'un autre gros nom. Après Crosby, pourquoi pas Evgeni Malkin!
Comme Aaron Ekblad qui s'est fait pincer cette année alors qu'il ne restait que 18 matchs à la saison des Panthers. Il a alors été suspendu, sans solde faut-il noter, pour 20 parties. La convention collective prévoit d'ailleurs dans ce genre de sanction que le salaire du joueur ne compte plus sur la masse salariale de l'équipe durant la suspension.
Les Panthers ont donc sauvé la partie restante à payer de ses 7,5M$ annuels, qui ont permis de faire l'acquisition de Seth Jones. Ekblad a ensuite terminé de purger sa suspension après la deuxième rencontre des séries, et a patrouillé la ligne bleue pour le reste des éliminatoires, jusqu'à la conquête de la Coupe Stanley.
Revenons à la réalité...
Vous aurez compris que c'était de l'ironie afin d'illustrer ce qu'à peu près toutes les équipes championnes ont fait dans les dernières années.
Et ça, c'est sans parler de l'avantage énorme dont tirent profit les états américains les moins taxés, comme l'illustrait Jean-Nicolas Blanchet dans sa chronique de mercredi.
Est-ce que ça discrédite pour autant le travail des organisations qui sont parvenues à bâtir des équipes championnes? Non. Marc De Foy faisait d'ailleurs valoir tout le mérite qui revient au directeur général des Panthers Bill Zito et à l'entraineur-chef Paul Maurice, pour les deux conquêtes en deux ans.
Mais ça démontre quand même que pour gagner, tu dois utiliser toutes les brèches de la convention collective possibles.
Plusieurs estiment que la LNH et l'Association des joueurs devront régler ces façons de faire dans la nouvelle convention collective, à tout le moins le dossier des blessures à long terme, afin que tout le monde puisse se battre à armes un peu plus égales.
Rappelons que la prochaine saison sera la dernière de la convention collective actuelle, qui vient à échéance en 2026.