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De Québec à Turin pour voir jouer Auger-Aliassime

Le couple, qui connaît le jeune prodige, avait acheté ses billets... il y a 4 mois

Carole Leboeuf et Claude Laliberté posent devant le Pala Alpitour de Turin, où les deux amateurs de tennis du Québec sont venus voir jouer Félix Auger-Aliassime.
Carole Leboeuf et Claude Laliberté posent devant le Pala Alpitour de Turin, où les deux amateurs de tennis du Québec sont venus voir jouer Félix Auger-Aliassime. PHOTO JESSICA LAPINSKI
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2022-11-17T19:12:08Z
2022-11-18T03:08:27Z

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TURIN | Membre du Club Avantage de Québec depuis plus de 40 ans, Claude Laliberté se souvient du tout jeune Félix Auger-Aliassime, « qui allait frapper des balles dès qu’il y avait un terrain libre ». 

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« Quand il manquait un joueur de double, il allait remplacer, ajoute ce grand passionné de tennis. Il a toujours été gentil, poli. “What you see is what you get”, comme on dit. Son père Sam et sa mère [Marie] lui ont inculqué de belles valeurs », ajoute-t-il. 

Cette semaine, ce n’est pas au Club Avantage que M. Laliberté et sa conjointe, Carole Leboeuf, ont vu Félix à l’œuvre. C’est plutôt au Pala Alpitour de Turin.

Ils avaient acheté leurs billets « il y a trois ou quatre mois », bien avant que le Québécois n’enchaîne 16 victoires de suite pour assurer sa qualification au prestigieux événement. 

« Quand il était à Paris et qu’il y avait encore des chances que Taylor Fritz ou Hubert Hurkacz passent devant lui, on prenait contre eux ! » lance M. Laliberté en riant.  

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« Quand Félix joue, il est ben stressé, a ajouté Mme Leboeuf. Je lui dis : ce serait ton propre fils et tu ne serais pas aussi pire ! » 

Le couple de Saint-Augustin-de-Desmaures aime jumeler les tournois de tennis et les belles destinations touristiques. 

Par le passé, ils ont assisté à la finale de la Coupe Davis à Madrid, au Masters de Rome et à celui de Paris, ainsi qu’à une autre finale de l’ATP, à l’époque où l’épreuve était disputée au stade O2 de Londres. 

PHOTO JESSICA LAPINSKI
PHOTO JESSICA LAPINSKI

Bonne journée, mauvaise session

Et cette fois, le destin a bien fait les choses pour les deux retraités. Félix s’est qualifié pour Turin et en plus, ils avaient acheté sans le savoir des billets pour les journées où le cinquième favori serait en action. 

Mais il y avait tout de même un petit hic : ils avaient chaque fois des tickets pour la mauvaise session ! Si bien qu’ils ont dû s’en procurer de nouveaux pour voir Auger-Aliassime affronter l’Espagnol Rafael Nadal en journée, mardi, puis pour le voir se mesurer à l’Américain Fritz, jeudi soir, heure d’Italie. 

C’était toutefois un bien petit mal pour voir à l’œuvre ce joueur que M. Laliberté suit depuis longtemps. 

« Je me rappelle, Jacques Hérisset et Jacques Bordeleau [qui ont par la suite vendu leur académie de tennis à Sam Aliassime] me disaient : Félix, il va être bon. Après ils m’ont dit : Félix, il va être très très bon. Puis un jour, ils m’ont dit : Félix, il va être extrêmement bon ! » 

Les deux Jacques ne s’étaient pas trompés, reconnaît M. Laliberté.

De retour de New York en Renault 5

Il y a longtemps que Claude Laliberté gravite dans l’univers du tennis. Bon nombre de ses amis proviennent de ce milieu. À une certaine époque, il cordait les raquettes de Réjean Genois, qui a atteint le 89e rang mondial en 1978. 

Et jamais, à ce moment, le grand fan de la petite balle jaune ne pensait qu’il verrait un jour un joueur du Québec atteindre le cinquième rang mondial.  

« En 1978, j’étais allé voir Réjean au US Open, j’avais une petite Renault 5. Après sa défaite, il m’a demandé s’il pouvait revenir avec moi. Il venait de gagner deux rondes et il s’est assis sur le siège arrière ! »

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