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De Marieville... à WrestleMania

TVA Sports

2021-04-09T23:09:45Z

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Même si Kevin Owens participera cette fin de semaine pour la cinquième fois de sa carrière à WrestleMania, le plus gros événement de lutte au monde, le Québécois n’oublie pas d’où il vient. À l’approche d’un des plus importants combats de sa carrière, il se rappelle très bien du moment où il a su de quoi sa vie allait être faite et aujourd’hui, il ne regrette rien.

En préparation de la 37e édition de WrestleMania à Tampa, le lutteur originaire de la municipalité de Marieville, en Montérégie, s’est confié à Jean-Charles Lajoie, dans le cadre d’une grande entrevue diffusée vendredi soir à l’émission JiC

Tous les amateurs de lutte connaissent Kevin Owens. Il est devenu au cours des dernières années l’un des lutteurs chouchous de la WWE. Toutefois, peu de gens connaissent son histoire. 

Lorsqu’il montra dans le ring dimanche au Raymond James Stadium devant 25 000 personnes, il est évident que le grand gaillard aura une pensée pour son père, à qui il doit sa carrière, pour une décision précise qu’il a prise lorsqu’Owens avait à peine 11 ans.

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«Tout le crédit revient à mon père, parce que c’est lui qui a loué la cassette de WrestleMania 11. Il ne louait pas de cassettes de lutte très souvent, mais il l’a pris au club vidéo pour faire changement. Quand il a mis ça dans le lecteur, au début, j’étais plus ou moins intéressé, mais quand le premier combat a commencé j’ai tout de suite embarqué, je n’ai pas décroché et ça fait maintenant 21 ans que j’en fais une carrière et j’ai l’impression que je ne décrocherai pas de sitôt» a-t-il mentionné.

Cependant, la route n’aura pas été simple, notamment lorsqu’il a fait le choix de prendre ses distances de Jacques Rougeau, référence dans le domaine au Québec. Une décision difficile à prendre, certes, mais qui finalement, aura peut-être été la meilleure de sa carrière : «J’ai passé trois ans à l’école de Jacques Rougeau, après avoir fait mes premiers pas dans le ring avec Serge Jodoin, et j’ai eu beaucoup de plaisir et j’avais un sentiment d’appartenance à la compagnie et l’école de lutte. Par contre, quand j’ai commencé à comprendre un peu plus comment l’industrie de la lutte fonctionnait, j’ai réalisé que la vision de Jacques n’était pas optimale pour se rendre où je voulais aller, c’est-à-dire dans la WWE.»

Quelques années plus tard, le voilà au sommet de son art et il affrontera dimanche un compatriote qu’il connaît extrêmement bien; le Lavallois Sami Zayn, qui comme lui, a dû manger son pain noir avant de se retrouver sur la plus grande scène au monde.

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Leur rivalité ne date pas d’hier. En effet, les deux adversaires, et amis, se sont affrontés plus de 700 fois depuis 2003. 

C’est au bar le Skratch, à Laval, que les deux assaillants se sont battus pour la toute première fois. Un souvenir mémorable pour Owens qui trouve qu’avec le recul, les deux lutteurs auront eu un parcours similaire, eux qui partaient de loin.

«C’était évident que Sami et moi avions beaucoup de choses en commun, on avait une passion similaire pour la lutte et c’est une passion que je n’avais vu chez personne d’autre au Québec auparavant. On pensait même à l’époque que ça allait être notre dernier combat étant donné que c’était la veille de ma conversation avec Jacques Rougeau lorsque j’ai décidé de continuer sans lui.»

Jamais, lors de cette soirée de novembre à Laval, Owens n’aurait pu imaginer que le 29 août 2016, la WWE allait faire de lui le champion universel, une distinction hautement importante pour tous lutteurs et une grande fierté pour le Québécois, chez qui la passion est née en visionnant une cassette, lors d’un après-midi banal, mais qui a tout changé. «Même lorsque j’y repense aujourd’hui j’ai des frissons, parce que le jeune de 11 ans qui regardait la cassette de WrestleMania trouve ça bizarre, puisque je m’attendais à ce que ça arrive étant donné que rien n’allait pouvoir m’arrêter, mais c’était tellement grandiose comme rêve qu’en même temps, ça semblait impossible.»

Voyez l’entrevue de Kevin Owens dans la vidéo ci-dessus.

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