Olivier Primeau ne sera pas candidat à la succession de Legault: «Je suis certain que j’aurais été un très bon premier ministre»
Caquiste avoué, l'homme d'affaires est un fier représentant de la droite économique

Geneviève Lajoie
Partager
L’entrepreneur et influenceur Olivier Primeau ne sera pas candidat à la succession de François Legault.
• À lire aussi: Démission de François Legault: Paul St-Pierre Plamondon réclame des élections hâtives au printemps
• À lire aussi: Course à la chefferie de la CAQ: trois députés derrière Simon Jolin-Barrette
Après réflexion, il a décidé de passer son tour, pour cette fois.
«Je suis certain que j’aurais été un très bon premier ministre parce que je sais très bien m’entourer, mais humblement, devenir PM du jour au lendemain de même, surtout dans un parti qui est majoritaire, qui s’en va en élection au mois d’octobre, c’était peut être trop d’un coup, alors j’aime mieux faire les choses en bonne et due forme», a-t-il confié vendredi, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.
Caquiste avoué, le propriétaire du Beach Club est un fier représentant de la droite économique. Même s’il n’a jamais caché son souhait de faire de la politique un jour, Olivier Primeau juge qu’il n’est pas encore mûr pour se lancer dans l’aventure.

Rappelons que la course à la chefferie de la CAQ n’est pas une simple campagne au leadership: le prochain capitaine caquiste deviendra automatiquement premier ministre du Québec.
Mais les 48 dernières heures ont été instructives pour Olivier Primeau. «J’ai vu quand même que si je fais le saut un jour, je vais avoir un énorme appui [alors] c’était une grosse vague d’amour là, je suis bien content», dit-il.
«Timing is everything dans la vie. J’ai tellement d’offres dans plein de domaines, dont en politique, faut [prendre] le temps dans la vie, insiste Olivier Primeau. J’ai 40 ans, j’ai pas 68 ans, puis c’est pas une porte qui va s’ouvrir qu’une fois dans ma vie.»
Vendre des cartes de membre, un jeu d’enfant
Il faut savoir que sa possible candidature ne laissait personne indifférent. Au sein de l’establishment du parti, on craignait que sa présence ne décrédibilise d’une certaine façon l’exercice, en ouvrant la porte à la possibilité d’envoyer une personne n’ayant aucune expérience politique sur le siège de chef du gouvernement.
Des députés et ministres voyaient toutefois d’un bon œil la présence d’un prétendant de l’externe, ne serait-ce que pour le débat d’idées. Mais chez les potentiels adversaires, la perspective de voir l’influenceur se servir allègrement de son réseau social pour vendre des cartes de membre et engranger des appuis faisait grincer des dents.
Selon l’influenceur, gagner la campagne au leadership de la CAQ aurait été facile. «J’aurais pu y aller puis vendre des cartes et être premier ministre, croit-il fermement. Si je vends 40 000 cartes en une semaine, il n’y en a pas de course, c’est sûr.»
Il ne ferme pas la porte à un saut en politique dans le futur, au contraire. «Je le dis haut et fort, je veux en faire!»
Olivier Primeau estime toutefois que l’absence de candidat à la chefferie provenant de l’externe, de sang neuf, ne serait pas une bonne nouvelle pour la CAQ. «Ça va être tough aux prochaines élections», prédit-il.
Outre Christine Fréchette, qui semble sur le point de se lancer dans la campagne, les ministres Geneviève Guilbault, Sonia LeBel, Simon Jolin-Barrette et Bernard Drainville soupèsent leurs appuis. Eric Girard, Ian Lafrenière et Jean-François Simard ont aussi manifesté de l’intérêt.
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.