Course à la chefferie de la CAQ: trois députés derrière Simon Jolin-Barrette

Patrick Bellerose
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Trois députés caquistes invitent le ministre Simon Jolin-Barrette à se lancer dans la course à la chefferie pour succéder au premier ministre démissionnaire François Legault.
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Shirley Dorismond et Mario Asselin souhaitent voir le ministre, connu pour sa défense des dossiers identitaires, sauter dans la mêlée.
Un troisième élu caquiste avec qui notre Bureau parlementaire s’est entretenu se range également derrière le ministre de la Justice, mais préfère demeurer anonyme pour le moment.
Tous trois font valoir que Simon Jolin-Barrette a incarné la troisième voie au sein du gouvernement Legault, avec ses projets de loi sur la langue française, la laïcité et la Constitution québécoise.
Après avoir discuté avec le ministre hier soir, Shirley Dorismond assure que celui-ci «est en réflexion» pour se porter candidat.
Pour le moment, elle se garde de l’appuyer formellement avant de connaître ses intentions. «Mais s’il se lance, je vais considérer grandement sa candidature, parce que, pour moi, il a toutes les qualités pour être un chef d’État», explique la députée de Marie-Victorin.
Deux ailes
Mme Dorismond souhaite surtout une «vraie course» pour désigner le successeur de François Legault. «Je veux éviter un couronnement. Je veux vraiment qu’il y ait un débat», dit-elle.
Déjà, la ministre Christine Fréchette a annoncé être en réflexion et bénéficie de l’appui de son collègue Gilles Bélanger. Si elle fait le saut, Mme Fréchette représentera l’aile plus économique du caucus, tandis que Simon Jolin-Barrette est associé aux démarches nationalistes du gouvernement Legault.
Dans la région de Québec, Mario Asselin affirme que son collègue représente la nouvelle génération. «Je trouve ça rafraîchissant», confie-t-il.
Il dit avoir été impressionné par son travail parlementaire. «S’il se lance, je suis derrière lui à 100 milles à l’heure», dit le député de Vanier-Les Rivières.
Un autre député, qui souhaite demeurer anonyme pour le moment, voudrait également voir le ministre de la Justice et leader parlementaire se lancer dans la course.
«C’est un pilier dans notre parti. [...] Il faut continuer avec la troisième voie», a-t-il commenté en entrevue avec notre Bureau parlementaire.
Silence radio
Pour le moment, Simon Jolin-Barrette n’a pas confirmé ses intentions, mais son nom circule depuis l’annonce du départ du chef caquiste, mercredi. Son cabinet n’a pas émis de commentaires.
En fin d’avant-midi, le ministre a toutefois publié un message sur la plateforme X afin de «remercier» ses collègues pour leurs bons mots.
À mes collègues: pic.twitter.com/q66SC96jXf
— Simon Jolin-Barrette (@SJB_CAQ) January 16, 2026
Il en a profité pour saluer le départ de François Legault et vanter les réalisations du gouvernement depuis 2018, sans s’avancer sur son propre avenir politique.
S’il décide de briguer la chefferie caquiste, Simon Jolin-Barrette devra quitter son poste de ministre, du moins temporairement.
Comme le révélait notre Bureau parlementaire hier, la Commissaire à l’éthique estime qu’un ministre candidat se placerait en situation d’apparence de conflit d’intérêts quasi permanente.
La CAQ a donc choisi d’ajouter une règle pour la course à venir qui obligera les candidats à soit démissionner, soit quitter leur poste temporairement. La décision sur le scénario retenu n’a pas encore été arrêtée.
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